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Hérault
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| 3/11/2020

Diversité, agence économique : les projets de Matthieu Ourliac pour le Medef Béziers

Seul candidat déclaré à la présidence du Medef Béziers Littoral Ouest Hérault, l'actuel vice-président Matthieu Ourliac est pressenti pour succéder à Marc Aufort (Axylis Conseil), dont le mandat de trois ans s'est achevé le mois dernier. En attendant la passation de pouvoir repoussée à 2021 à cause de la crise sanitaire, le gérant-fondateur du groupe biterrois Caminarem (intérim, portage salarial...) présente à La Lettre M sa feuille de route.

Attirer des jeunes et des femmes

L'entrepreneur de 45 ans veut s'inscrire dans la continuité de ses prédécesseurs (Fabien Portes et Marc Aufort) qui ont milité pour la création d'une agence de développement à Béziers, en gestation. « Nous siégerons au sein de la gouvernance, composée à 50 % par le patronat, à 50 % par les collectivités », annonce Matthieu Ourliac, dont l'objectif premier est l'augmentation du nombre d'adhérents. « Actuellement, nous en avons cinq cents, dans le Biterrois et vers Agde essentiellement, détaille-t-il. On va se fixer un chiffre en interne, avec l'envie de se développer à Bédarieux. » Quid de la sous-représentation des femmes ? « C'est un sacré sujet, qu'il faut élargir à la diversité, poursuit-il. Je me suis déjà rapproché du réseau féminin Bouge ta boîte pour que des femmes nous rejoignent. Je me rapprocherai du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprise pour attirer des jeunes. Je n'aime pas l'idée des quotas, mais on va viser une progression chez les femmes et les jeunes. »

Créer des vocations

Deuxième priorité : la création de vocations à travers le parcours de l’adhérent. « Son appartenance au Medef ne soit pas se résumer à des échanges de cartes. Après le temps des rencontres, de l'accompagnement juridique par exemple, il doit donner du temps en participant à des réunions de réflexion sur des sujets de société. En échange, on doit le faire évoluer, lui donner les clés pour intégrer un conseil d'administration et pourquoi pas pour finir président d’un Medef territorial », sourit l'ex-responsable commercial chez Total et Lafarge, défenseur d'un capitalisme « modéré, protecteur et redistributif ».

Peser dans le débat national

Issu d’une famille d'opticiens et de bouchers, le Biterrois d'origine veut enfin faire peser son organisme local dans le débat national sur des sujets d'actualités comme le télétravail. « Nous allons créer des groupes de réflexion. L'idée est de produire une doctrine qui correspond à notre réalité, différente de celles de Montpellier et Paris, où il y a des problématiques de mètre carré, de transports en commun, de saturation des métropoles... » analyse Matthieu Ourliac, précisant qu'une fusion avec le Medef Montpellier n'est pas souhaitée par Geoffroy Roux de Bézieux et entraînerait des défections dans les rangs biterrois. « Assister au conseil d'administration à Montpellier, c'est deux heures de voiture aller-retour. L'engagement patronal est déjà lourd. Les adhérents ont aussi une vie de famille, besoin de faire du sport... » illustre Matthieu Ourliac.

À lire également : Matthieu Ourliac, Prism'emploi.

Cyril Peter / peter@lalettrem.net
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