Fil infos

Hérault
|
Transports - Logistique
| 21/11/2022

Dipostel relocalise sa production dans l’Hérault pour la doubler d’ici à 2024

L’entreprise Dipostel, spécialisée dans les solutions de freinage, de transmission et de réduction de friction dans le ferroviaire, relocalise sa production dans l'Hérault. « L’ensemble de notre production était situé chez un de nos sous-traitants en Autriche mais la Covid a freiné l’activité », explique à La Lettre M Paolo Di Natale, fondateur de l’entreprise de quinze salariés. La relocalisation, effective depuis un mois à Saint-Aunès, où se trouve aussi le siège depuis douze ans, doit permettre le recrutement de cinq nouveaux salariés. Objectif : doubler la production à horizon 2024. Montant de l’investissement : 1 M€, dont 200 k€ abondés par le fonds de relocalisation de l’agence de développement économique Ad’Occ.

Présence dans 30 pays

L’entreprise devrait réaliser 4,4 M€ de chiffre d’affaires en fin d’année et travaille essentiellement dans le secteur ferroviaire, qui représente 70 % de son activité. Elle intervient aussi bien sur les rails que sur le matériel roulant. La société développe un graisseur de roue permettant « d’optimiser le contact entre la roue et le rail et de réduire le bruit », explique l’entrepreneur. L’entreprise travaille entre autres avec la SNCF pour équiper le TGV mais aussi des trains touristiques en Ardèche ou dans la baie de Somme. Présente dans une trentaine de pays, Dipostel collabore également avec des grands comptes comme Siemens ou Alstom pour équiper les métros de Londres ou de Barcelone. La société vient par ailleurs de se faire valider par la SNCF un nouveau produit pour équiper 226 rames en France. Celui-ci vise à réduire les problématiques liées aux feuilles mortes. « Ce procédé limite le deshuntage, à savoir une interruption de contact entre la roue et le rail. Ce qui génère un dysfonctionnement et peut aboutir au franchissement d’un passage à niveau sans déclenchement du signalement électrique prévu. »

Bientôt une filiale aux États-Unis

Plus globalement, la société a investi « 1,5 M€ sur les quinze derniers mois dans son appareil production et dans la R&D, essentiellement sur fonds propres », précise Paolo Di Natale. L’industriel envisage par ailleurs de créer une filiale aux États-Unis en 2023 après en avoir ouvert une à Madrid. Cette dernière emploie trois salariés et génère 800 k€ de chiffre d’affaires. Par ailleurs, l’entreprise cherche aussi à se développer dans le secteur industriel, où elle dispose de contrats dans les secteurs de l’énergie, de l’aéronautique, de l’armement et des industries lourdes ou dans l’agroalimentaire.

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie