Diam Bouchage invente le bouchon de liège biosourcé
Des bouchons de liège entièrement bio. C’est l’innovation présentée ce 21/2 à Paris par Dominique Tourneix, directeur général de Diam Bouchage (bouchons en liège, Céret dans les Pyrénées-Orientales, Groupe Oeneo). La nouvelle gamme, baptisée Origine by Diam, a été élaborée après 6 ans de R&D sur des ingrédients naturels, ayant mobilité une dizaine d'ingénieurs et des centres de recherche externes (école de chimie de Montpellier, ISVV Bordeaux, Institut des Hautes Études de la vigne et du vin...). Ce nouveau bouchon est issu de matières végétales bio-sourcées, intégrant une émulsion de cire d’abeille et un liant composé de polyols. « L'adjonction de goutelettes de cire d'abeilles, qui joue un rôle hydrophobe, permet notamment d'éviter que le vin pénètre la structure du bouchon », précise le dirigeant. Le procédé, breveté, garantit une durée de vie du bouchon dans le temps. La gamme, qui s’affiche sans allergène et sans OGM, devrait représenter à terme une part « conséquente » de la production de Diam Bouchage, qui emploie 200 salariés à Céret. À ce jour, le bouchage des vins tranquilles se répartit entre liège (61 %), capsules à vis (26 %) et solutions synthétiques (13 %), d’après l’organisation internationale de la vigne et du vin. « Ce nouveau bouchon, dont toutes les matières premières sont renouvelables, va intéresser les vignerons biodynamiques, ajoute Dominique Tourneix. Il s’inscrit dans le sens de l’histoire, et c’est une belle solution pour un emballage. » D’après lui, « Origine by Diam n’a pas d’équivalent au niveau mondial. Nous ne sommes pas leaders en termes de volumes et de chiffres d’affaires, mais les vignerons reconnaissent notre valeur ajoutée en matière d’innovation et de produits techniques ». Diam Bouchage produit et commercialise chaque année 1,3 milliard de bouchons, vendus à 10.000 clients dans 45 pays. L’entreprise a créé il y a 12 ans le procédé Diamant, permettant d’extraire les molécules responsables du goût de bouchon. Diam Bouchage, qui emploie 15 personnes en R&D, « travaille déjà à d’autres innovations », pour l’instant confidentielles. Après l’acquisition du Portugais Piedade (lièges traditionnels) en 2015, le groupe compte à présent trois sites de production : San Vicente (Espagne), Porto (Portugal) et Céret.










