Dernière séance à la Région Midi-Pyrénées
Martin Malvy, 79 ans, a présidé, le 3 novembre, sa dernière séance du conseil régional de Midi-Pyrénées, qu’il dirige depuis 1998. C’était également la dernière séance du conseil régional, avant sa disparition et la fusion des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, qui sera effective au 1er janvier prochain. Avant de faire voter une DM2 de 157,5 M€, dont 63 M€ pour les transports, et d’adopter un schéma régional commun des transports aux régions MP et LR, Martin Malvy a assuré laisser la place à ses successeurs, sans « nostalgie, ni regrets ». Il a précisé, au passage, le calendrier de la mise en place de la nouvelle grande région, dont la séance d’installation aura lieu le 4 janvier à Toulouse. « Il n’y aura pas de temps mort, ni pour l’administration, ni pour nos futurs collègues », a promis le président sortant, ajoutant toutefois que l’harmonisation entre les deux conseils régionaux « se fera progressivement, ainsi que la mise en application de la loi NOTRe pour laquelle le législateur a laissé de un à cinq ans aux Régions ». Le premier budget de la nouvelle région sera adopté au plus tard le 31 mai, un pré-budget étant voté en février. La DM2 voté le 3 novembre contribuera à préparer, selon lui, cette transition.
La 19e région européenne
Martin Malvy a rappelé que la nouvelle région « sera non seulement la seconde de France en superficie », plus grande que 13 pays européens, « mais aussi la cinquième en termes de population au plan national. « Sans compter que d’ici 2030 la future région accueillera en moyenne 52 000 habitants en plus chaque année ». Elle sera « surtout la quatrième région française en termes de produit intérieur brut, et la 19e région européenne sur 274, quand MP est 44e et LR 62e ». Elle sera aussi celle « dont le PIB a connu la plus forte croissance entre 1990 et 2012 ». Il s’est également félicité que la région « affiche le taux de création d’entreprises le plus élevé » et qu’elle est « en seconde position pour les investissements étrangers » et « l’une des huit qui consacrent, en Europe, l’effort le plus élevé en matière de recherche ». Selon lui, les craintes d’un déséquilibre entre les métropoles de Toulouse et Montpellier sont « apaisées », après la décision de l’Etat de répartir ses centres de décision entre les deux villes.










