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Transports - Logistique
| 14/06/2011

Déplacement de l’A9 à Montpellier : lancement de la concertation publique

Claude Baland, préfet de la région L.-R. (à droite sur la photo) et Philippe Marzolf, garant de la concertation et vice-président de la commission nationale du débat public (à gauche), ont lancé mardi 14 juin à Montpellier la concertation publique sur le projet de déplacement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, aux côtés de Mauricette Steinfelder, directrice de la Dreal L.-R.
Ce projet consiste à déplacer l’autoroute A9 actuelle sur 11 km, entre Saint-Jean-de-Védas et l’échangeur de Montpellier-Est, afin de séparer les flux locaux et de transit, selon des modalités à définir - 2X2 voies avec bande d’arrêt d’urgence circulable temporairement ou 2X3 voies avec bande d’arrêt d’urgence permanente -. Le projet prévoit aussi de réaménager sur place l’autoroute A9 existante, sur 23 km, entre Saint-Brès et Saint-Jean-de-Védas : réduction du nombre de voies (2X4 voies au lieu de 4X3 voies dans le projet de 2007) entre les échangeurs de Montpellier-Est et de Vendargues, jumelage de l’autoroute déplacée avec le futur contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (2017), protection acoustique, intégration paysagère... Le coût du projet oscille entre 500 et 600 M€, à la charge d’ASF (Vinci Autoroutes), d’après la Dreal L.-R. L’autoroute A9 actuelle sera ensuite requalifiée en boulevard urbain (à la charge des collectivités, environ 200 M€, d’après Montpellier Agglomération).
Lors de la concertation, les options précédentes (déplacement long, déplacement court avec voies collectrices latérales, élargissement sur site) seront rappelées au public pour une compréhension globale des enjeux. Mais ces autres options ne rentrent pas dans le cadre de la concertation décidée début mars par la commission nationale du débat public.

Objectif prioritaire pour la Dreal L.-R. : séparer les flux pour sécuriser le trafic

« La priorité est de séparer les flux de transit et les flux locaux, a déclaré Patrick Burté, chef du service des Infrastructures et Transports multimodaux Dreal L.-R. Ce mélange est explosif en termes de sécurité. Le trafic sur l’A9 peut monter jusqu’à 140 000 véhicules/jour l’été. La moyenne annuelle est de 100 000 véhicules/jour et de 13 000 poids lourds/jour. Ce couloir continuera à drainer un trafic important, suffisamment pour que la problématique de sécurité perdure. »
D’après la Dreal L.-R., la section Montpellier-Est/Saint-Jean-de-Védas est la plus accidentogène de l’A9. Les accidents ont augmenté de 23 % entre 2005 et 2010 (- 4 % d’accidents sur les autres sections de l’A9), 618 accidents cumulés sont enregistrés entre 2005 et 2010 au lieu de 433 à Nîmes/Gallargues, 360 à Narbonne et 239 à Perpignan.
Autre argument jouant pour la réalisation du projet : « On ne peut pas changer l’autoroute actuelle aujourd’hui, a ajouté Patrick Burté. Il y a certes des pistes (création d’échangeurs, connexion de la déviation est à l’A9, création de parking relais tramway…), mais pas exploitables tant que l’autoroute actuelle n’est pas libérée du trafic de transit. » Daniel Fauvre, directeur adjoint de la Dreal L.-R., a rappelé que les déviations est et contournements ouest de Montpellier ne pourraient pas être raccordées à l’autoroute A9 actuelle tant que celle-ci ne serait pas dédoublée, pour des raisons de niveau de trafic.

Livraison du projet dans 10 ans, en cas de nouvelle enquête publique

Le 12 mai à Montpellier, Thierry Mariani, secrétaire d’Etat aux Transports, a annoncé qu’une décision serait prise courant septembre. Reste, en suspens, la question de la compatibilité du nouveau projet (déplacement court, soumis à la concertation publique) avec la DUP de 2007 (valable jusqu’à 2017). Cette DUP portait sur un projet de déplacement long, sacrifié entre temps sur l’autel du Grenelle de l’Environnement.
Si le gouvernement donne son feu vert, les travaux devraient avoir lieu entre 2015 et 2017, au cas où la DUP de 2007 serait compatible avec le projet. Par contre, en cas de nouvelle déclaration d’utilité publique (ce qui semble être le cas, puisque la CNDP évoque dans sa décision de mars un « nouveau projet »), les travaux s’échelonneraient entre 2019 et 2021.

* 27 juin à Mauguio (salle Morastel), 28 juin à Saint-Jean-de-Védas (Chai du Terral), 29 juin à Vendargues (salle polyvalente) et 30 juin à Montpellier (salle des Rencontres), de 18h à 21h.

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