Décoset face à « un grand tournant », selon son nouveau président Vincent Terrail-Novès
Le syndicat mixte d’ordures ménagères Décoset vient d’élire son nouveau président pour un mandat de six ans. C’est Vincent Terrail-Novès, maire de Balma, qui succède à Marc Péré (maire de L’Union). Une nomination qui « s’inscrit dans la logique », selon le nouveau président, puisqu’il a été nommé par ailleurs 3e vice-président de Toulouse Métropole, en charge de la gestion des déchets et de la propreté. « L’ancienne gouvernance a préparé les échéances, il faut désormais les mettre en œuvre », confie Vincent Terrail-Novès à La Lettre M. Selon lui, Décoset est « face à un grand tournant ».
Premier « défi » : intégrer à Décoset sept déchetteries, un site de transfert et une plateforme de compostage qui appartiennent actuellement à Toulouse Métropole. « La préfecture nous a demandé de les récupérer, précise Vincent Terrail-Novès. Il s’agit des sites de Toulouse, Blagnac et Colomiers. » Ces transferts, qui vont démarrer dès 2021 et se prolonger jusqu’en 2024, vont avoir un fort impact sur la masse salariale de Décoset. « Nous allons passer de 18 à environ 60 salariés », indique le nouveau président.
Rénovation et renouvellement de DSP
Autre enjeu de cette nouvelle mandature, la rénovation de l’usine de valorisation énergétique du Mirail (Toulouse). « Cela représente un budget de plus de 200 M€, mais il y a urgence à faire ce travail », affirme Vincent Terrail-Novès. L’usine d’incinération du Mirail comme celle de Bessières verront par ailleurs leur délégation de service public (DSP) être renouvelées en 2024. « Il s’agit d’une échéance importante que nous devons préparer dès aujourd’hui », estime le président de Décoset. À ce jour, c’est Econotre, le pôle de valorisation des déchets de Suez, qui exploite l’usine de Bessières. Dans le quartier du Mirail à Toulouse, c’est une filiale de Veolia Recyclage qui est en charge de l’exploitation de l’incinérateur.
Décoset regroupe huit établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) : Toulouse Métropole (qui contribue à son budget à hauteur de 75 %) et sept communautés de communes (les Coteaux du Girou, le Frontonnais, les Hauts Tolosans, la Save au Touch, Val’Aïgo, le Sicoval, les Coteaux Bellevue).










