Crise à Agrexco : les élus relativisent l’impact sur le port de Sète

Christian Bourquin, président de la Région L.-R., a minimisé mercredi 13 juillet, lors de sa première visite du port de Sète, l’impact des difficultés financières rencontrées par l’exportateur israélien de fruits et légumes Agrexco (La Lettre M du 12 juillet), pour l’instant seul client du nouveau terminal fruitier, exploité par Reefer Terminal Sète (groupe Orsero).
« Agrexco n’est pas tout. Sans vouloir dévaloriser ce contact, c’est même une infime partie du dispositif de développement du port, a-t-il déclaré. Les volumes annoncés correspondent au tiers des capacités du hangar. D’autre part, les produits qu’ils transportent correspondent à une attente commerciale. Si ce n’est pas Agrexco, ça sera quelqu’un d’autre. L’économie a horreur du vide. » Répondant aux opposants (Ligue des droits de l’Homme, Association France-Palestine, Cimade) au projet, invoquant une exploitation illégale par Agrexco des producteurs palestiniens : « Nous ne portons aucun jugement, sur le plan politique ou religieux, de l’acte commercial. »
François Commeinhes, maire de Sète, s’est dit confiant sur le devenir du terminal fruitier : « Si Agrexco disparaît, ce sera Agrexco bis, ou son équivalent, qui continuera les exportations. »
De gauche à droite sur la photo, prise lors de la visite du terminal fruitier : Jean-Baptiste Giordano (conseiller régional en charge de l'Agenda 21 et des parcs naturels régionaux), Bernard Houillier (PDG de Reefer Terminal Sète), Marc Chevallier (président de l'EPR Port Sud de France), Robert Navarro (sénateur, 1er vice-président de la Région L.-R. délégué aux ports), Christian Bouquin (président de la Région L.-R.) et André Lubrano (conseiller régional délégué à la pêche au port de Sète).










