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Languedoc-Roussillon
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Transports - Logistique
| 12/01/2012

Contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier : Bouygues décroche le marché

Bouygues est « l’attributaire pressenti » pour le contrat de partenariat public-privé du contournement ferroviaire mixte (fret et passagers) de Nîmes et Montpellier (CNM), a annoncé jeudi 12 janvier à Paris Hubert du Mesnil, Pdg de Réseau Ferré de France, dans le cadre de la présentation de ses vœux. « Je suis en mesure de vous annoncer que le conseil d'administration a retenu ce matin un groupement dont le mandataire est Bouygues », a déclaré le Pdg de RFF en fin d'après-midi.

Deux groupements s’affrontaient en finale : l’un mené par Vinci, l’autre par Bouygues. Le groupement lauréat est composé de Bouygues TP, DTP Terrassement et Colas (filiale de Bouygues SA), Alstom Transport, Spie Batignolles et les fonds Meridian Infrastructure et FIDEPPP. Le contrat final entre RFF et le lauréat devrait être bouclé dans le prochain semestre. « Un délai de trois mois est nécessaire avant la confirmation définitive de l'attributaire, ua précisé Jean-Marc Delion, directeur général délégué de RFF. « Il faudra une approbation par décret du Conseil d'Etat ». « Nous avons une très grande confiance en raison de la solidité et de la robustesse de l'offre de Bougues ».
Un chantier de 2 milliards d'euros

Les travaux devraient démarrer en 2013 pour une mise en service en 2017. Le coût de cette nouvelle infrastructure est de 2,03 Md€, « dont 1,3 milliards financés par Bouygues », selon Hubert du Mesnil. La région Languedoc-Roussillon « bénéficiera de plus d'un milliard d'euros de retombées économiques », selon le Pdg de RFF. Hubert du Mesnil annonce que « Bouygues s'est engagé à faire participer le tissu économique local à hauteur de 20 % ». La ligne comptera 60 km de ligne nouvelle entre Manduel (Gard) et Lattes (Hérault), 10 km de liaison sur la rive droite du Rhône et 10 km de raccordements vers Jonquières, Lattes et Manduel.
6 000 emplois pendant quatre ans

Prochaine étape : la signature, courant 2012, de la convention définitive de financement et de réalisation entre tous les partenaires (Etat, RFF, Région Languedoc-Roussillon, conseil général du Gard, communautés d’agglomération de Nîmes et de Montpellier).
Les travaux du CNM devraient s’échelonner entre 2013 et 2016. La ligne nouvelle reliera Manduel (Gard) et Lattes (Hérault), et desservira la future gare nouvelle de Montpellier, prévue en 2017, projet pour lequel la phase de concertation sera lancée en septembre (maîtrise d’ouvrage : RFF). Une gare TGV nouvelle verra le jour à Manduel à l'horizon 2020 (investissement pour les deux gares : 230 M€). Selon RFF, le chantier créera 6 000 emplois par an, directs et indirects, pendant quatre ans. 7 % de ces emplois seront réservés à l'insertion professionnelle.
Montpellier à moins de trois heures de Paris
Selon Christian Petit, directeur régional de RFF L.-R., le CNM « permettra de réaliser Montpellier-Paris en moins de 3h, Montpellier-Lyon en moins d'1h30 et Montpellier-Marseille en moins d'1h10. Les trains passeront a 300 km/h a l'horizon 2025. À la mise en service, en 2017, ils rouleront a 220 km/h. »
Pour le directeur général délégué de RFF, Jean-Marc Delion, « la réalisation de ce projet va entraîner une augmentation de 30 % du trafic des TER sur la ligne classique ».
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