Comment TBS place la RSE au cœur de ses enseignements
« Nous formons des étudiants qui auront des postes à responsabilité demain, et il nous semble essentiel de les sensibiliser à la question du changement climatique », affirme Amandine Maurel, chargée de transition climatique chez TBS (Toulouse Business School). A chaque rentrée, les nouveaux étudiants participent à un « serious game » sur cette thématique. Il s’agit d’une « fresque du climat » qui leur permet de comprendre les causes et conséquences du changement climatique. Par ailleurs, depuis 2019, chacune des trente associations étudiantes de TBS a désigné un responsable RSE. Pour encourager les étudiants à endosser cette mission, TBS leur propose de les former à la réalisation de bilans carbone. « Ils développent ainsi une nouvelle compétence qu’ils pourront valoriser dans leur future vie professionnelle », précise Amandine Maurel. Plusieurs événements sont par ailleurs organisés pendant l’année. Par exemple, les 4 et 5 novembre, l’association Green de TBS organise la 15e édition des Assises nationales étudiantes du développement durable (ANEDD), à laquelle les étudiants en L3 ont l’obligation de participer.
Un campus écoresponsable
Pour être cohérente avec son discours environnemental, l’école s'applique à mettre en oeuvre les principes du développement durable sur le campus. « Nous envoyons les mégots à une entreprise en Bretagne qui les recycle dans du mobilier urbain ; nous avons installé des ruches ; nous travaillons avec un organisme qui récupère et remet en état nos outils informatiques obsolètes... En fait, nous mettons en œuvre de petites actions qui coûtent peu et qui permettent de sensibiliser les étudiants », explique la chargée de transition climatique. TBS participe ainsi chaque année au challenge Écosia. Porté par le moteur de recherche éponyme, qui plante des arbres grâce aux revenus publicitaires générés par les recherches sur Internet, ce challenge récompense l’école qui aura permis de planter le plus d’arbres. « Par défaut, tous les ordinateurs fixes du campus sont équipés du moteur de recherche Écosia », précise Amandine Maurel. Entre 2015 et 2018, TBS a ainsi vu diminuer l’impact carbone de chaque étudiant d’environ 7 %.
Le développement durable comme objectif professionnel
Le personnel est également mis à contribution. « Pour être crédibles dans notre discours à l’égard des étudiants, nous devons nous assurer que les collaborateurs de TBS sont eux-aussi engagés dans une démarche environnementale », estime Amandine Maurel. Les mobilités douces sont par exemple encouragées, avec la mise en place de l’indemnité kilométrique vélo ou la création de 25 places supplémentaires pour les vélos dans le parking sous-terrain de l’école. Deux toits végétalisés ont également été créés. Ils sont ouverts aux étudiant et au personnel et accueillent chaque année huit ateliers qui visent à promouvoir la nature en ville. En 2020, TBS veut aller plus loin encore dans la démarche. Chaque collaborateur va devoir définir, à l’occasion de son entretien annuel, un objectif développement durable à atteindre au cours de l’année à venir. « L’intégration de la RSE au temps de travail sera ainsi institutionnalisée », précise la chargée de de transition climatique. Enfin, avec l’acquisition de nouveaux locaux, TBS compte bien poursuivre son action en faveur de l’environnement avec des bâtiments qui intégreront dans leur conception tous les enjeux liés à la réduction de la consommation énergétique.










