Clauses d’insertion : l’avertissement de Jean-Michel Buesa (FRTP)
Le 3 décembre, lors d’une rencontre entre Montpellier Agglomération, TaM et les entreprises en charge de la construction de la troisième ligne de tramway, Jean-Michel Buesa, président de la Fédération régionale des Travaux Publics, a jugé dangereux un recours trop fréquent par les maîtres d’ouvrage publics aux clauses d’insertion.
Sur le chantier de la 3e ligne, les entreprises attributaires sont tenues de réserver entre 5 % et 10 % du nombre d’heures travaillées sur le chantier à un public en insertion, en fonction des besoins de main d’œuvre et du type de travaux (pose de voies ferrées, infrastructures, mobilier urbain…). « Le chantier de la 3e ligne de tramway va nous permettre de passer l’année 2010, a-t-il déclaré. Sur un chantier comme le tram qui va employer entre 2 000 et 3 000 personnes, on est favorables aux clauses d’insertion . L’afflux de travaux est très important. Mais 5 à 10 % d’insertion, c’est 5 à 10 % de la masse salariale des entreprises. Il ne peut pas y avoir des clauses d’insertion sur tous les marchés publics. C’est très bien pour l’insertion, mais ça va transformer des embauches fixes en embauches précaires. Il faut faire attention. Sinon, on sera nous, entrepreneurs, obligés de réserver une part de la masse salariale pour l’insertion. Or, il faut qu’à la fin du chantier du tramway, ces 5 à 7 % de public en insertion, on ait envie de les garder. Si on place des clauses partout, même si on a envie, on ne les gardera pas. Et ça, c’est catastrophique, de faire croire à des personnes en difficulté qu’elles pourraient être embauchées, et finalement de ne pas les prendre. »










