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| 17/10/2012

Christian Bourquin affiche ses crédits dans le Gard

Le président du conseil régional, Christian Bourquin, a signé ce matin avec son homologue du conseil général du Gard, Damien Alary, un « protocole de coopération » entre les deux collectivités. Ce dernier liste les opérations sur lesquelles la Région est intervenu financièrement en 2012, pour un montant total de près de 100 M€. On y trouve aussi bien la participation de la Région au contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM), d’un montant de 22,6 M€ cette année, que les travaux dans le lycée public Dhuoda (21 M€), où la subvention annuelle de fonctionnement à la CCI de Nîmes (1,3 M€). Les financements croisés entre les deux collectivités représenteraient à peine « 13 à 14 M€ » sur les 100 M€ concernés, selon Christian Bourquin. Qui s’est félicité que l’alternance de mai dernier ait remis en question le projet du précédent gouvernement d’interdire les financements croisés. Et a réaffirmé la fonction de « chef de file » de la région en matière de développement économique.
Bois de Minteau : avec ou sans la Région ?
Parmi les financements contractualisés ce matin figure le projet d’éco-parc du Bois de Minteau, à Calvisson, qui doit créer, à terme, 5 000 emplois dans les technologies de l’information et de la communication liées à l’habitat, aux services à la personne et au tourisme. La Région, membre associé du syndicat mixte, a subventionné pour moitié une première tranche d’études, à hauteur de 123,5 K€. Elle s’est engagée à participer à une 2e tranche d’études, pour un montant d’environ 90 K€. « Nous maîtrisons 160 ha de terrains », a rappelé Damien Alary, qui a fait appel, publiquement, à Christian Bourquin, pour participer au financement de cet éco-parc, évalué, selon nos informations, à 80 M€. L’ancien président du conseil régional, Georges Frêche, s’était toujours refusé à financer l’opération, dont il n’avait pas le contrôle, puisqu’elle n’entrait pas dans sa stratégie de création de Parcs régionaux d’activités économiques. Interrogé par La Lettre M sur la volonté, ou non, de la Région, de participer au financement de l’éco-parc, Christian Bourquin a prudemment botté en touche : « ce n’est pas l’objet de la convention que nous signons aujourd’hui ».
5 000 emplois dans dix ans
Le Département a prévu d’investir 35 à 40 M€ d’ici à 2017 pour aménager les accès du fur éco-parc, redimensionner la RD1 jusqu’à la RN 113, et mettre en place une ligne de TCSP. Les études de création de la Zac sont bouclées. Le dossier de création pourrait être soumis fin 2014, pour un début des travaux en 2015. 40 % de la surface du parc sera dédiée aux activités tertiaires supérieures, axées sur les technologies de l’information et de la communication liées à l’habitat, aux services à la personne et au tourisme. 30 % sera réservé à l’habitat et aux équipements publics, 30 % aux espaces naturels. Le parc devrait créer « 5 000 emplois dans les dix ans », selon le conseil général.
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