CCIT de Montpellier : l’équipe de Gabrielle Deloncle fixe le cap pour 2011

Bilan des soldes d’hiver, centre de formalité des entreprises, recrutement d’un directeur général, mise en place de la commission Cure (destinée aux entreprises en difficulté)… Gabrielle Deloncle, présidente de la CCIT de Montpellier, et son équipe, ont évoqué les grands dossiers de 2011.
Concernant les soldes, Jean-Marie Sevestre, premier vice-président Commerce, défend l’idée de soldes d’été en juillet, pour capter les estivants, plutôt qu’en juin. Et s’insurge contre les soldes flottants. « Le chaland a le sentiment qu’il y a des soldes en permanence, que plus rien n’a de prix. S’y rajoute le phénomène Internet. C’est difficile pour le client de savoir quand il va avoir le juste prix. Le commerce ne doit pas être dans un état permanent promotionnel. »
Concernant le rattrapage du retard du traitement des dossiers du Centre de Formalités des Entreprises, Stéphanie Andrieu, présidente de la commission Industrie, Innovation et Environnement, a fait état de 139 dossiers au 17 février, contre 875 au 31 décembre 2010. L’objectif est d’avoir zéro dossier en retard à fin mars. Ce rattrapage est permis par « le renfort de deux personnes et la mobilisation des antennes de Lunel, Lodève et Ganges depuis la mi-janvier », a déclaré Stéphanie Andrieu.
Jean-François Neyrand DG à Montpellier à mi-temps
La CCIT de Montpellier lance un appel à candidatures au sein du réseau des CCIT pour embaucher un directeur général « compétent », a précisé Gabrielle Deloncle. Dans l’attente de ce recrutement, le directeur général de la CCIT de Nîmes, Jean-François Neyrand est mis à disposition « à mi-temps auprès de la CCIT de Montpellier. Il est à la CCI de Nîmes depuis 2001, il est très compétent. Il nous permet aussi de nous former nous-mêmes. »
Non sans humour, la nouvelle présidente s’est étonnée de l’organigramme de la CCIT de Montpellier. « C’est un organigramme aberrant, où se mélangent les aspects fonctionnel et opérationnel. Je n’ai jamais vu ça. Je n’ai pas fini de comprendre l’organisation. Nous avions très envie de tout réorganiser. J’ai toujours très envie d’ailleurs ! Mais nous sommes des élus. C’est le futur directeur général des services qui réorganisera les services. Si nous l’avions fait nous-même, ça serait mal passé. Ce n’est pas notre rôle. »
Enfin, Claude-Manuel Degez a présenté la commission « Cure » (du nom de son créateur Raymond Cure, en 1974), qu’il préside. L’objectif de cette commission pour la CCIT est d’apporter un soutien aux entreprises en difficulté. « Les facteurs clés du succès sont le travail en réseau et la rapidité d’intervention, tout en garantissant la confidentialité », a indiqué Gabrielle Deloncle.
« Plus les difficultés sont avancées, plus c’est difficile de mettre en place des solutions concrètes et viables », a indiqué Claude-Manuel Degez. Le traitement peut être purement préventif. « J’ai eu au téléphone une entreprise qui va très bien, dont le CA explose. Mais elle n’a que deux clients. Potentiellement, c’est un risque. »










