Gabrielle Deloncle pourrait perdre, à la rentrée, la présidence de la chambre de commerce et d’industrie territoriale de Montpellier. Une troisième élue, Catherine Wojcieszak, dirigeante de la société Tisserand à Jacou, et présidente de la commission des finances, vient de démissionner le 15 juillet, réduisant la majorité de la CGPME de 28, initialement, à 25 sièges sur 50. Le Medef vient, du coup, de se désister de son appel devant la cour administrative d’appel. Le jugement du tribunal administratif de Montpellier, en date du 17 mars, qui réduisait la majorité de Gabrielle Deloncle à 26 sièges, deviendrait alors effectif. Le tribunal avait retiré deux sièges à la CGPME dans le collège industrie, pour les attribuer à Patrick Ceccoti et Elisabeth Cartoux. Dans ce cas de figure, la liste Medef deviendrait majoritaire, avec 24 sièges, contre 23 à la liste CGPME. Deux autres élus, Mariam Chayrigues et Eric Bellet, ont démissionné en juin, ce qui porte le nombre de démissions à trois, avec celle de Catherine Wojcieszak. C’est cette élue qui n’avait pu interrompre un séjour en Tunisie, en juin dernier, provoquant l’annulation d’une assemblée générale, faute de quorum.
Une AG extraordinaire en septembre ?
Selon le président du Medef Hérault, André Deljarry, deux cas de figures sont possibles, après la validation de la décision du TA : « Nous allons demander au préfet de réunir une assemblée générale extraordinaire, pour élire une nouvelle équipe. Cette AG pourrait avoir lieu en septembre. Ou alors, nous démissionnons collectivement. Avec nos 24 élus, et les trois qui déjà ont démissionné, le règlement prévoit dans ce cas l’organisation de nouvelles élections ». Réplique de Gabrielle Deloncle : « La majorité se calcule au nombre de personnes présentes. Ils n'ont jamais été 22 présents. Je leur souhaiterais d'être dans un esprit plus constructif ».
Conséquences à la CCIR
Le changement de majorité à la CCIT de Montpellier aurait également des conséquences sur la chambre régionale, et sur les relations entre les chambres de Montpellier et Nîmes, qui ont noué des relations étroites depuis le changement de majorité à Montpellier, allant jusqu’à partager le même directeur général.
Les dernières élections à la CCIT de Montpellier font l’objet de deux procédures, l’une devant la justice administrative, l’autre devant la justice pénale. 15 personnes, dont 14 membres ou proches de l’équipe Deloncle, ont été mises en examen par deux juges d’instruction montpelliérains dans le cadre d’une information judiciaire. La présidente elle-même a été placée en garde à vue, sans faire l’objet d’une mise en examen. Les enquêteurs ont mis à jour un système de fraude, entâchant le résultat du scrutin par Internet.