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| 20/01/2011

CCI : Gabrielle Deloncle présente ses voeux et ses chantiers

Centre de formalités des entreprises, Sup de Co Montpellier et aéroport de Montpellier : Gabrielle Deloncle, nouvelle présidente de la CCIT de Montpellier, a détaillé sa feuille de route, mercredi 19 janvier au Corum de Montpellier, à l’occasion de sa présentation des vœux.

1 / CFE. « Le centre de formalités des entreprises est une des missions régaliennes des CCIT : immatriculer les ressortissants qui s’inscrivent en tant que créateur ou repreneur. C’est un des premiers secteurs sur lesquels nous mettrons notre effort. A l’heure actuelle, il y a 900 dossiers en instance, ce n’est pas acceptable. La tutelle (préfecture) nous en a fait part, je partage son avis. L’organisation n’était pas adéquate. Nous avons donné des moyens supplémentaires. Une élue (Stéphanie Giraud, Urbasolar) sera en charge de ce service. Nous présenterons bientôt un plan d’attaque pour remédier à cette carence. »

2 / Sup de Co Montpellier. « Nous ne pourrons pas rester seuls si on veut faire évoluer cet organisme vers l’excellence. Il faudra créer des partenariats, avec les collectivités en charge, les universités, le Pres Sud de France et de grandes entreprises. Il faut faire converger le monde économique, politique et universitaire pour développer Sup de Co Montpellier. »

3 / Aéroport. « La CCIT de Montpellier a 25 % dans le capital de la société aéroportuaire, l’Etat détenant 60 %. Nous devons faire en sorte que les collectivités qui financent, notamment l’association des flux touristiques, aient la représentativité nécessaire face à l’argent qu’ils mettent, et que nous n’avons pas compétence à mettre. »

Ouverture, pacification, humilité

Gabrielle Deloncle a appelé à l’accalmie, après des élections qui l’ont vu l’emporter sur le fil face au président sortant, Rudy Iovino (des recours sont en cours). « Les élections territoriales n’ont pas donné lieu à une très belle image de l’économie, je m’en excuse auprès de vous ! Notre rôle est de travailler, et non de se donner en spectacle comme ça a été malheureusement le cas. Les élections sont aujourd’hui finies. Nous sommes maintenant dans un domaine de travail, de réorganisation, de construction positive, en dehors des clivages et des ego personnels. Une CCI n’est pas politique, elle est économique. »
Elle a également martelé sa volonté d’ouverture. « À l’heure actuelle, une CCIT ne peut pas agir seule. C’est ridicule, elle n’aurait pas les moyens. Notre rôle, c’est d’ouvrir, de développer des partenariats actifs avec des collectivités qui ont des compétences sur le développement économique, sur la formation et sur l’ensemble du financement. Notre dynamique est territoriale bien sûr, mais aussi régionale, avec la nouvelle CCIR. »
Dans le cadre de la réforme des CCI, les CCIT vont voir leurs budgets restreints de 5 % pendant trois ans. « C’est à prendre en considération », a relevé Gabrielle Deloncle, qui a appelé ses élus à montrer l’exemple. « La crise n’est pas finie, nous devons être prêts et rester humbles », a-t-elle ajouté.

Jean François Bavoil (Icar 4X4) devrait être l'élu en charge de la communication. Le choix sera soumis le 2 février au nouvel exécutif de la CCIT de Montpellier.

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