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CCI : Eric Giraudier dans la dernière ligne droite
À trois mois du renouvellement des chambres de commerce et d’industrie, le 8 décembre, le candidat du Medef à la présidence de la CCI de Nîmes, Eric Giraudier, a présenté ce mardi 7 septembre les grands axes de son programme, en présence d’une partie de ses partisans, à l’hôtel Atria de Nîmes. Partisan de la « proximité », le dauphin du président sortant, Denis Volpilière, a qualifié d’ « essentiel » le rôle des relais de proximité, qu’il veut « développer ». Eric Giraudier, qui entend poursuivre plusieurs initiatives lancées par l’équipe précédente – les salons Orizon, le rendez-vous B to B Cibles Affaires - , souhaite également mettre en œuvre d’autres dispositifs, comme CapID, imaginé par l’Ecole des mines d’Alès pour booster l’innovation dans les PME. Sans exploser le budget de la CCI. « La réforme générale des politiques publiques nous impose de réduire notre budget. Pour ne pas réduire notre action de terrains à destination des entrerprises, nous devons donc mutualiser ».
Renouvellement
Concernant la liste, Eric Giraudier a annoncé qu’elle serait présentée le 21 octobre. Elle devrait comporter « 40 à 50 % de nouveaux venus » et au moins six femmes, puisque le candidat s’est engagé, devant Martine Tibérino, vice-présidente sortante, à « au moins doubler leur nombre » dans la prochaine équipe, s’il est élu. Parmi les soutiens affichés à la tribune : ceux de Jean-Pierre Perignon (Chimirec Socodeli), Henri Philip (Hôtel Ibis), Philippe Patitucci (IUMM Gard-Lozère), ou encore Patrick Dumas (Manie Bat CMEV). Pour cause d’intempéries (le Gard a été placé en alerte rouge), Patrick Marron, président de la Fédération des TP du Gard, et Jean-Marc Rouméas, président du Medef du Gard, n’étaient pas présents. Assis dans la salle, le président sortant, Denis Volpilière, a confirmé vouloir jouer un rôle à la future CCIR (la chambre régionale), à laquelle il estime que « Nîmes peut imposer sa façon de voir en termes de vision de l’entreprise ».
« Soutiens fictifs »
Sans le nommer, Eric Giraudier a ironisé sur le « show politico-médiatique » de son adversaire, le président de la CGPME du Gard, Henry Douais, dont il a dénoncé les « soutiens fictifs ». Selon lui, son adversaire emploie des « chargés de mission qui entrent dans les entreprises pour parler de la CCI, puis des cantonales ». Il a également pointé le fait qu’Henry Douais n’était plus aujourd’hui, un chef d’entreprise en activité, condition nécessaire pour diriger une CCI. Présent dans la salle, le président de la FFB du Gard, Pierre Gibert, a pris la parole pour affirmer que son syndicat ne soutenait ni Eric Giraudier, ni Henry Douais. « Nous avons des adhérents qui sont à la CGPME, d’autres au Medef. Nous avons voté une motion pour dire que nous ne comprenions pas qu’il y ait deux listes patronales », a-t-il expliqué. Rencontré dans le hall de son hôtel, le directeur du Novotel Atria, Freddy Cerda, présenté par Henry Douais comme l’un de ses soutiens, nous a affirmé qu’il ne soutenait, lui non plus, aucun des deux candidats.










