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Pyrénées-Orientales
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Industrie
| 8/04/2014

Carmelec : + 3,5 % de croissance en 2013

Implantée zone Tecnosud à Perpignan et spécialisée dans la conception et la fabrication d’instruments de radioprotection (mesure de la radioactivité, champ magnétique, lumière,…) et de contrôle non-destructif (contrôle qualité, défauts…), Carmelec « a réalisé en 2013, un chiffre d’affaires de 1,6 M€, en croissance de 3,5 % », selon son gérant, Jacques Tur. L'entreprise emploie 16 salariés, dont 7 en R&D. Avec équipe, il a reçu ce 7 avril la visite de Pierre Regnault de la Mothe, secrétaire général de la préfecture des P.-O., sous-préfet de l'arrondissement de Perpignan, qui considère la société comme « une pépite industrielle locale. » Il est venu prendre connaissance des préoccupations du chef d'entreprise et promouvoir les différentes mesures d'appui proposées par les pouvoirs publics.
Une activité de niche
L’activité de l’entreprise se concentre sur des niches auprès de clients tels qu’EDF avec qui elle a des accords de développement de produits en exclusivité pour les centrales nucléaires. Elle compte aussi parmi ses clients des sociétés qui interviennent dans le démantèlement de centrales, ou encore dans les industries nucléaires, aéronautiques, ferroviaires, automobiles pour son activité de contrôle non-destructif. « Notre force est de s’appuyer sur un réseau de partenaires locaux, RD Unik, Microphar,… et d’être en capacité de réaliser des produits sur-mesure répondant aux besoins. D’ailleurs depuis 2 ou 3 ans, nous avons des contacts directs avec la R&D d’EDF dans le cadre de concrétisation de produits de recherche. »
15 % à l’export
L’entreprise s’appuie sur un réseau de distributeurs qui couvre actuellement 80% du marché français. Alors que le marché national laisse peu de marge de croissance, « la société vise le marché export à hauteur de 15 % d’ici 5 ans, contre 5 % actuellement vers l’Allemagne, la Grande-Bretagne, Suisse, l’Italie et en pourparlers l’Espagne. » Carmelec est intervenue lors de la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon. « Cela reste très difficile pour nous d’être présents physiquement sur ces zones. Mais, on souhaite se positionner au rang de fournisseurs de matériels auprès de clients tel qu’EDF qui a obtenu le marché des centrales nucléaires en Angleterre. » L’entreprise entend « maîtriser sa croissance en 2014 et surtout structurer ses marges ». Elle s’appuie sur un chasseur de tête pour recruter un collaborateur au profil d’ingénieur électronique, un profil pas facile à attirer localement à priori.
Légende photo : Jacques Tur (à gauche) présente à Pierre Regnault de la Mothe, la balise « Gamma » qui a obtenu pour son développement un financement auprès de Bpifrance et du conseil général des P.-O. (avance remboursable) .
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