Carcassonne - Audit : la nouvelle majorité dénonce la gestion « désastreuse » de l’ancienne
Jean-Claude Pérez, député-maire PS de Carcassonne, a présenté, le 26 février, les premiers résultats de l’audit commandé par la nouvelle majorité, et réalisé par le cabinet BST Consultants. « La gestion de l’ancienne équipe a été désastreuse… La situation financière est exangue », assure Jean-Claude Pérez, sur la base de l’audit. Selon lui, la Ville pourrait même être mise sous tutelle. Selon l’audit, les bases fiscales sont faibles : 53 % des foyers sont non imposables, contre 48 % pour la moyenne nationale. Jean-Claude Pérez dénonce ainsi « l’étroitesse manifeste des marges de manœuvre financière de la Ville ». « L’examen des comptes de la commune démontre une explosion des dépenses de fonctionnement qui passent de 45,2 M€ en 2003 à 52,6 M€ en 2009 ». Ces dépenses proviennent en partie de l’embauche de 87 agents entre 2005 et 2007. « Les gens n’ont pas été embauchés sur leurs compétences, mais sur des critères de pur clientélisme », affirme Jean-Claude Pérez. Il a aussi relevé des dépenses « somptuaires », qui ont fait exploser les charges à caractère général de plus de 26 %, de 2003 à 2009. Pour conclure, le député-maire a évoqué le niveau d’endettement em>« important ». « La commune a financé son programme d’investissement pour près de 44 % par un recours à des emprunts d’un montant total de 43,3 M€. Les communes de même strate financent à hauteur de seulement 39 % », précise l’édile. La dette par habitant représente 1 533 €, contre 1057 € pour les villes de même strate.
Vers un plan de redressement
« Cette situation catastrophique va impacter notre politique et nos marges de manœuvre pour plusieurs années », affirme le député-maire. « Notre objectif est de sortir du réseau d’alerte dès 2011. Nous sommes sur un enjeu de redressement. Il faut donc s’employer à rétablir la situation financière de la Ville ». Les prochains conseils municipaux de mars et avril, qui porteront sur le débat d’orientation budgétaire et le vote du budget, devraient apporter des réponses à la population. Pour l’heure, Jean-Claude Pérez dit vouloir privilégier, pour ses investissements, les projets subventionnés.










