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Région Occitanie
| | 22/04/2016

Bus Macron : Paris-Toulouse dans le top 10

1.300 emplois créés et 1,5 M de passagers transportés en France : 6 mois après la libéralisation du marché du transport urbain par autocar, le succès des “bus Macron” est indéniable. Qu'en est-il en LRMP ? Selon l'Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arefer), Toulouse fait partie des 4 villes de plus de 400.000 habitants desservies par 5 groupes d'opérateurs : les Français Eurolines et Isilines (groupe Transdev), Ouibus (groupe SNCF) et Starshipper, l'Allemand Flixbus et le Britannique Megabus. Au T4 2015, la Ville rose est 5e en termes de passagers transportés (53.000 personnes) et Paris-Toulouse la 7e ligne la plus fréquentée (24.300 passagers). En LRMP, 8 villes sont desservies : Toulouse, Montpellier, Montauban, Nîmes, Perpignan, Béziers, Carcassonne et Narbonne. Parmi les entreprises positionnées sur ce nouveau marché, l'Aveyronnais Verdié Autocars (CA : 23 M€, 535 salariés). Clément Verdié, DG, se félicite du partenariat noué avec Ouibus en novembre 2015. Même si l'investissement - de 8 M€ - était important, « l'actuelle montée en charge est un facteur encourageant. Nous avons acheté 21 véhicules. » Pour l'heure, 2 lignes ont été ouvertes : Bordeaux-Toulouse-Montpellier-Marseille et Toulouse-Brives-Limoges-Paris. « Nous ouvrirons une 3e ligne, Montpellier-Lyon-Paris, cette année. Nos taux de remplissage, en augmentation régulière, avoisinent les 60 à 70 %. Donc ces lignes répondent à un vrai besoin. » 35 embauches ont déjà été effectuées et autant sont prévues « dans les prochains mois ». L'entreprise anticipe une croissance de plus de 20 % « liée en grande partie à la création de ces nouvelles lignes ».
Lobbies. A contrario, les Transports A. Faur n'ont « pas l'intention de s'engager là-dedans ». Codirigeant de l'entreprise toulousaine, également implantée à Perpignan (6 M€ de CA sur l'activité autocars qui emploie 80 conducteurs), Christian Faur raconte avoir « essayé, par le passé, de mettre en place des lignes internationales, vers Girone et Barcelone. On a été bloqué par des lobbies, de la SNCF notamment, car on voulait faire du cabotage et prendre des passagers à Toulouse, Narbonne, Perpignan, etc. Aujourd'hui, on se retrouve dans la même configuration : Macron n'a pas été au bout du geste. » Pour lui, la libéralisation du marché a surtout profité aux grands groupes « comme Transdev ou Keolis, dans lesquels l'État est actionnaire (via la Caisse des dépôts, NDLR). Au final, des entreprises familiales comme les nôtres sont concurrencées par leur propre État... », regrette-t-il.

La rédaction
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