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Pyrénées-Orientales
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Institutions
| 2/11/2010

Bruno Delmas tête de liste face à Bernard Fourcade

Bruno Delmas, 40 ans, dirigeant de Constellation network (Perpignan, 40 salariés), a présenté ce matin la liste « Ici et maintenant », qui tentera d'enlever la CCI des P.-O. au président sortant, Bernard Fourcade, un expert-comptable de 63 ans. Ancien journaliste, Bruno Delmas a été, de 1998 à 2001, le premier directeur de cabinet de Christian Bourquin au conseil général des P.-O., à l'âge de 28 ans. Il a ensuite lancé l'enseigne de restauration rapide, « Louis », présente dans six villes en France, avant de créer la société Constellation, qui se présente comme le leader français des solutions de business touristique sur Internet.

« contre le 3e quai à Port-Vendres »

« Notre liste représente toutes les familles économiques, la CGPME, l’UPE 66, le Medef, le CJD », a précisé ce matin le candidat à la présidence de la CCI, en présence de Myriam Subiros, la présidente de la CGPME 66. « Nous voulons lutter contre l’institutionalisation pour éviter la confusion des genres », ajoute-t-il. « Mes expériences ont pour but de donner plus d’acuité à ceux qui ont envie d’entreprendre. Je vois comment les collectivités traitent les entreprises et l’absence de la CCI dans le débat politique et économique » lance-t-il. « Ce qui manque chez nous ? Une classe politique qui comprenne enfin quelque chose à l’économie : ça éviterait bien des erreurs d’investissements, des dépenses publiques exagérées et bien des polémiques inutiles. Si nous sommes élus, nous serons vent debout contre le projet de 3e quai de Port-Vendres, le port perd 30 % du trafic, c’est une erreur stratégique d’investir 35 M€ et couler du béton ».

Il veut « mettre en place un contrat avec les collectivités pour porter les projets depuis la R&D jusqu’à l’implantation d’unité de fabrication dans le secteur des ENR et de l’économie verte », indique-t-il. « Nous voulons rétablir une autorité économique et lancer une vraie politique de financement des entreprises à travers un fonds d’intervention, mais aussi soutenir le commerce en centre-ville, accompagner des pôles multiservices en milieu rural à travers des contrats de progrès, et enfin renforcer le pôle formation ». Le contenu du programme sera développé à partir du 8 décembre et lors du débat qui aura lieu le 9 décembre prochain.

Feu sur le sortant

« Aujourd’hui, la CCI n’est pas à la hauteur des enjeux : crise économique, absence de position sur l’action transfrontalière, on se retrouve concurrent de Narbonne qui tire mieux son épingle du jeu. La CCI ne peut s’affranchir d’être responsable d’une économie qui fait du sur-place ». Selon lui, « l’aéroport de Perpignan est le symbole du bilan de Bernard Fourcade. C’est un aéroport de brousse qui perd du trafic, Air France part sur la pointe des pieds. Il faut que Bernard Fourcade révise ses chiffres concernant les retombées économiques des low cost », affirme-t-il. « Au niveau du commerce en centre-ville, aucun commerçant ne peut affirmer que son chiffre d’affaires a augmenté grâce à une action de la CCI. Le mode de management de la CCI n’est pas fait pour assurer le développement de l’économie. On peut s’interroger, car la chambre, c’est un budget de 26 M€ et 330 collaborateurs, certainement efficaces mais pas mis là où il faut. Bernard Fourcade va devoir expliquer son bilan, car pour la première fois depuis son élection, il a une liste en face », commente-t-il.

Pour appuyer ses arguments, ses colistiers sont montés au créneau. « Bernard Fourcade court après les chimères d’implantation de grandes entreprises, alors que rien n’est fait pour aider les entreprises locales à se développer », lance Norbert Combes, patron des Piscines Ibiza qui a développé un projet de développement de 7M€ dans l’Indre aidé par la CCI. Bernard Jumel, dirigeant de Résisud, qui se présente comme « l’unique élu sortant de la liste », dénonce « l’inaction de la CCI à l’international, et surtout les 1 M€ utilisés à financer l’antenne de la CCI à Barcelone, qui a cessé toute activité depuis six mois ». Tandis que Malou Roque, présidente de la maison Roque à Collioure, « accuse la CCI d’avoir tué le port et la criée de Port-Vendres. Il n’y a plus de bateaux et la criée est sur le point de fermer ». Pierre Barbe, commerçant de prêt à porter à Perpignan et Cabestany, dénonce lui le manque de coordination entre les commerces de la côte et ceux du centre ville.

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