Bras de fer entre le Club hôtelier du Grand Montpellier et Booking
Parmi les soixante adhérents au Club hôtelier du Grand Montpellier, une quarantaine tape du poing sur la table et retire de la plateforme Booking les disponibilités de leurs chambres à compter du 6 juillet pour la période allant du 10 au 24 août. Ils emboîtent ainsi le pas à d’autres hôteliers installés dans le Var, en Corse, en Bretagne… « Alors que la conjoncture nous oblige à proposer des tarifs au prix plancher, Booking maintient une commission à 17 % , en nous demandant même de baisser nos tarifs et d’accorder une réduction supplémentaire de 10 % », dénonce Camille Galtier, président du club, à La Lettre M, en pointant du doigt l’absence de dialogue avec la plateforme basée aux Pays-Bas. « Afin de passer cette période difficile, la commission de Booking devrait être rabaissée à 10 %, au moins jusqu’à la fin de l’année, ajoute le président du club hôtelier. Les clients pensent faire des économies en passant par cette plateforme mais il n'en est rien, sauf bien sûr pendant des périodes comme celle-ci où nous n'avons pas le choix. La relation avec l'hôtelier est aussi beaucoup plus complexe. »
Touchés de plein fouet par les effets du confinement, les hôteliers de la place montpelliéraine voient leur activité timidement reprendre depuis quelques jours: « J’ai fait durant durant ce mois de juin 30 % de l’activité réalisée en juin 2019, et gagné un cinquième du chiffre d’affaires mensuel, rapporte Camille Galtier, à la tête de l’hôtel des Arts en plein centre-ville (21 chambres). La tendance est à la réservation à l’extrême dernière minute. Je n’ai aucune visibilité pour la saison estivale. »










