Bos Suspension investit dans son unité de production
La société toulousaine Bos Suspension, qui conçoit, fabrique et commercialise des suspensions pour automobiles, motos et VTT, va investir 1,5 M€ dans la modernisation de son outil de production. Cette opération, financée pour moitié par l’État dans le cadre de France Relance (fonds de modernisation et de diversification de la filière automobile), doit prendre fin en mars 2022. « Nous misons à la fois sur la robotisation et l’intégration de nouvelles machines, tout en travaillant sur la réduction de nos émissions de C02 », indique à La Lettre M Olivier Bossard, PDG de la société de 39 salariés qui, depuis 2017, aura injecté au total 6 M€ dans son unité de production de 4 000 m2. Objectif : internaliser au maximum la fabrication de ses suspensions. « C’est une politique gagnante à tous les points de vue, en termes d’autonomie, de qualité et de délais », estime Jean-Jacques Saint-Lézin, secrétaire général de Bos Suspension.
Vingt recrutements en deux ans
Fondée il y a 22 ans, la société réalise aujourd'hui 85 % de son chiffre d’affaires dans le secteur automobile. « Au fil des années, nous nous sommes développés, passant de l’artisanat à l’industrie, tout en conservant notre positionnement haut de gamme, en travaillant sur du sur-mesure de série », explique Olivier Bossard. Si elle travaille avec des réseaux de commercialisation, des équipes professionnelles et des constructeurs, la société distribue également directement ses produits auprès de particuliers. Du bureau d’études à la commercialisation, en passant par la R&D, la production, l’assemblage et la mise au point, la PME – qui réalise environ 70 % de son chiffre d’affaires à l’international - est présente à toutes les étapes de la chaîne de valeur.
Le sur-stockage nécessaire
L’an dernier, crise oblige, alors qu’elle avait prévu d’enregistrer 6,5 M€ de chiffre d’affaires, la société avait plafonné à 5 M€. « Le contexte sanitaire a eu un impact direct sur les compétitions sportives internationales », déplore le président de Bos Suspension qui, par ailleurs, doit faire face à de fortes pénuries de matières premières, notamment sur l’acier, le caoutchouc et les huiles. « C’est dramatique, car cela nous empêche d’être au prix cible sur certains marchés, confie-t-il. On passe parfois, sur certains matériaux, de deux à trente semaines de délais de livraison. Et évidemment, nous payons trop cher. Face à cette situation de crise, nous devons anticiper au maximum, en sur-stockant certaines matières. Naturellement, le besoin en fond de roulement en prend un coup… » Bos Suspension devrait enregistrer « entre 6,2 et 6,5 M€ de chiffre d'affaires cette année », anticipe Olivier Bossard, qui a recruté vingt personnes en deux ans. « Dix nouvelles embauches sont prévues dans les deux prochaines années », annonce le dirigeant.










