Biodiv-Wind compte doubler son chiffre d’affaires en 2022
« Nous allons doubler notre chiffre d’affaires en 2022 », lance Henri-Pierre Roche, président de Biodiv-Wind, spécialiste de la prévention des collisions de la faune volante (oiseaux et chauves-souris) avec les éoliennes. Basée à Boujan-sur-Libron, près de Béziers, l’entreprise devrait réaliser 3 M€ en 2021, soit une stabilité par rapport à 2020, qui avait vu le triplement du chiffre d’affaires. « Nous avons déjà équipé 250 éoliennes, nous atteindrons les 300 fin 2021. » Créée en 2011, la société de trente salariés (dix recrutements menés en 2020-2021) « fait la moitié de son activité en France, un quart en Allemagne et un quart en Espagne, précise Henri-Pierre Roche. Nous développons de plus en plus des prestations sur-mesure, pour lesquelles nous adaptons les modèles d’intelligence artificielle. » Tout le développement et la recherche sont assurés en interne.
Off-shore
Biodiv-Wind s’est aussi mis à l’off-shore - son projet R&D Teef est soutenu par le Plan Littoral 21 - et contribue au projet de ferme-pilote EolMed de Qair (test d’une bouée équipée de caméras). « Un concurrent se crée sur notre créneau tous les trimestres, mais peu ont l’expertise naturaliste, assure le président de Biodiv-Wind, dont l’effectif comprend un tiers de développeurs et un quart de naturalistes. Or, les oiseaux, la nature, sont imprévisibles. Au final, le juge de paix, c’est l’efficacité du système. » Pour nourrir son développement, Biodiv-Wind avait levé 800 k€ (cf La Lettre M) en octobre 2020. « Nous n’en avions pas forcément besoin, mais cela donne confiance », remarque Henri-Pierre Roche.










