Bilan positif pour la Banque Populaire Occitane en 2015
La Banque Populaire Occitane (groupe BPCE) dresse - le 10/5, jour de l’assemblée générale de ses sociétaires à Agen – le bilan de son exercice 2015 marqué, selon Alain Condaminas, DG, par « des résultats commerciaux corrects » et « de bons résultats financiers ». « Nous avons maintenu notre part de marché pour les dépôts à son plus haut niveau historique (12,5 %, pour un encours de 9,3 Md€, en hausse de 5 %, NDLR) grâce notamment à une croissance de la collecte sur l’assurance-vie (+ 2,9 %, NDLR). Sur les crédits, notre part de marché a atteint 14,5 % (pour un encours de 10,2 Md€, en hausse de 0,5 %, NDLR), portée par le dynamisme de la production de nouveaux crédits (2,3 Md€, dont 1,3 Md€ de crédits immobiliers et 828 M€ de crédits aux entreprises, NDLR). »
Malgré un coût du risque élevé (40 M€, contre 39 M€ en 2014), la banque mutualiste (206.000 sociétaires) affiche un produit net bancaire (PNB) stable à 376 M€ et un résultat net consolidé à 68 M€ (+ 0,3 %). Sur les 8 départements où elle est implantée (2.200 collaborateurs, 219 agences et 3 sites centraux sur le Lot-et-Garonne et l’ex-MP, moins l’Ariège), la Banque Populaire Occitane totalise 570.000 clients, dont 487.000 particuliers. C’est moins qu’en 2014 (583.000 clients) mais « le nombre de nos clients particuliers actifs, équipés et assurés, a progressé de 8 % », précise la banque.
Interrogé sur la progression du coût du risque pour la 3e année consécutive, Alain Condaminas explique que les défauts de remboursement de crédits sont plus nombreux du côté des entreprises, surtout dans les secteurs les plus impactés par la crise comme les cafés-hôtels-restaurants, le bâtiment et l’agriculture. « Malgré ce coût du risque élevé, nous n’avons rien changé à notre politique de distribution de crédit. Avec 2,3 Md€, nous réalisons d’ailleurs en 2015 la 2e meilleure performance de notre histoire. » Il ajoute : « Depuis octobre-novembre, nous constatons une baisse sur le coût du risque, qui s’est encore confirmée en avril. Si la tendance reste la même, nous pourrions revenir à 32 M€ en fin d’année. »
Côté ressources humaines, 133 nouveaux collaborateurs ont été embauchés en CDI en 2015. Avec 219 agences, dont deux nouvelles à Toulouse (Oncopole et Sept Deniers) ouvertes en 2015 et 19 ouvertures contre 18 fermetures en 7 ans, « nous avons le maillage le plus dense de tout le réseau Banque Populaire. Et je pense que c’est pour cela que nous avons aussi la plus forte part de marché de notre réseau. Une chose est sûre : quand des réseaux concurrents ferment des agences, nous gagnons des parts de marché. Notre conviction, c’est que nos clients veulent pouvoir choisir leur mode de relation avec leur banque : banque à distance pour les petites opérations courantes, mais rendez-vous en agence avec leur conseiller pour un prêt immobilier, par exemple. D’où la nécessité d’apporter du conseil avec de plus en plus de valeur ajoutée à nos clients et donc de faire monter en compétences nos collaborateurs. » Aussi la Banque Populaire Occitane fait-elle le choix de spécialiser de plus en plus ses chargés de clientèle, avec par exemple 42 collaborateurs dédiés au secteur de l’agriculture.
« Notre réseau d’agences n’est pas mort mais nous devons revoir notre façon de travailler », résume Alain Condaminas. C’est l’un des enjeux de l’opération « Hackez l’agence », qui se déroule les 27 et 28 mai prochains à Toulouse, en partenariat avec l’association La Mêlée. Parmi les 9 thèmes soumis à la créativité de chacun lors de ce hackathon : « Comment s’organiser en interne pour pouvoir expliquer la banque aux clients ? », « Comment faire de mon agence un lieu de rencontre citoyen ? » ou encore « Comment mon agence m’accompagne et me coache dans la création et le développement de mon entreprise ? » (inscriptions sur www.occitane.banquepopulaire.fr)










