Béziers/Polémique - Le Technoparc de Bayssan compromis par l’extension d’une carrière ?
L’extension de la carrière de Guintoli, prévue dans le nouveau Plu de la Ville de Béziers (voté le 25 février), flinguerait le projet de Technoparc*, se rapprochant à environ 1 km du site. C’est la thèse que soutiendra, le 4 mars, André Vezinhet, président du conseil général de l’Hérault, devant la presse.« Comment commercialiser un parc technologique avec une carrière à proximité ?, s’inquiète Jean-Michel du Plaa, conseiller général PS et candidat à la Ville de Béziers, interrogé vendredi par La Lettre M. L’ensemble du projet, incluant un lycée (5 ha), une halle de sport (1,5 ha), un projet culturel (4 ha) et un aménagement environnemental (85 ha), est déséquilibré ».Le Technoparc s’étendrait sur 55 ha à l’ouest de Béziers. L’investissement prévisionnel s’élève à « plusieurs dizaines de M€ » selon le conseil général, dont 23 M€ à sa charge. Les bâtiments développeraient une Shon de 220 000 m2. 700 emplois sont annoncés. Controverse sur fond d’élections municipales « Le préfet a signé l’été dernier (le 6 juillet, La Lettre M n° 1021) l’arrêté d’autorisation d’exploitation, après un avis favorable de la commission des carrières, rétorque Raymond Couderc, maire de Béziers (UMP). Nous n’avions pas d’autres choix que de l’intégrer dans le PLU. André Vezinhet vient faire ses grandes déclarations à cinq jours du premier tour des municipales, mais le Technoparc n’est pas compromis ! Guintoli a pris des dispositions, notamment en déposant un permis pour la réalisation d’une bande transporteuse sous l’autoroute. »La carrière est implantée sur deux sites mais un seul est dédié au concassage. La production maximale autorisée est de 500 000 tonnes de matériaux par an. Un autre Technoparc en projet… Béziers Méditerranée porte un autre projet de Technoparc, à Boujan-sur-Libron, qui s’étendrait entre 40 et 50 ha. Un Technoparc est donc porté à l’ouest par le conseil général (socialiste), l’autre, à l’est, par la communauté d’agglomération (UMP). Un de trop pour la deuxième ville de l’Hérault…H. V.









