Bernardo Secchi : « Montpellier est une ville difficile à lire »

Pour l’architecte-urbaniste Bernardo Secchi, à qui la Ville de Montpellier a confié, avec sa consoeur Paola Vigano, l’élaboration de son projet urbain à l’horizon 2040, Montpellier est une ville « difficile à lire ». Autre problème d’ores et déjà identifié par l’urbaniste, qui lancer une concertation auprès de la population, du 4 décembre 2012 au 15 octobre 2013 : « Montpellier est un ville souvent clôturée, avec des zones où on ne peut entrer ». Il constate « un manque de cohérence entre la grande structure du paysage, très claire, et la ville qui a essayé de se développer comme une ville radio-concentrique, ce qui fait violence au caractère du territoire. Tout cela a produit une série d’injustices spatiales. Si je vais aux Cévennes, ce n’est pas acceptable qu’il y ait des différences aussi fortes entre le petit village de bobos, Celleneuve, et d’autres quartiers, comme les Cévennes ». Paola Vigano dénonce, elle aussi, un « manque de lisibilité de la périphérie ». « On commence à intégrer des morceaux mieux construit, avec les Zac », estime-t-elle. Elle ajoute que, selon elle, la nouvelle gare TGV et le doublement de l’A9 « pourraient créer barrières importantes dans une partie plutôt dégradée du territoire ». Elle préconise de « construire entre Montpellier et la mer une sorte de parc territorial, qui serait un élément fondamental du bien-être périphérie de Montpellier. » Les deux urbanistes veulent créer de nouvelles centralités à l’échelle des quartiers. « Montpellier a beaucoup misé sur les grands projets, les grands équipements, rappelle Paola Vigano. Il faut peut-être miser aujourd’hui sur les petits projets à l’échelle des quartiers. »










