Bernard Fourcade élu président de la CCIR
Candidat unique, Bernard Fourcade, 63 ans, a été élu cet après-midi président de la CCIR, par 44 voix sur 53. Daniel Galy (président de la CCI de Béziers) est élu 1er vice-président, Gabrielle Deloncle (présidente de la CCI de Montpellier) 2e vice-présidente, Éric Giraudier (président de la CCI de Nîmes) 3e vice-président. Les autres vice-présidents sont les présidents des CCI territoriales : Jean Caizergues (Carcassonne), Thierry Julier (Lozère), Francis Cabanat (Alès), Bernard Ballester (Narbonne), Olivier Oddi (Sète). Le trésorier est Jean-Marie Sevestre (Montpellier), le 2e trésorier Roland Abello (Béziers), le 1er secrétaire Jean-Michel Bonnefoy (Lozère), le 2e secrétaire Denis Volpilière (Nîmes). Bernard Fourcade était le candidat unique du Medef, Francis Cabanat, président de la CCIT d’Alès, ayant finalement renoncé à présenter sa candidature. De son côté, la CGPME a décidé de ne pas présenter de candidat.
Grandes filières
Lors de sa première conférence de presse à l'issue de l'élection, le nouveau président, entouré des présidents des CCI de Montpellier, Nîmes et Sète, a annoncé ses priorités : « La CCIR travaillera par grandes filières : le tourisme, l’international, les énergies renouvelables. » Adepte d'un juste milieu entre l'échelon régional et l'échelon territorial, Bernard Fourcade a annoncé qu'il « laisserait aux chambres territoriales une liberté totale pour gérer les problématiques locales ». Il a également fixé un principe : « Ce sont les élus qui mènent la politique de la CCIR. Les permanents sont là pour la mettre en application ». Concernant la gestion du personnel, qui sera géré par la CCIR à partir de 2013, Bernard Fourcade a promis de « ne pas licencier, ni surcharger la masse salariale ». « Les CCI territoriales ne pourront plus recruter sans l’accord de la CCIR, a-t-il averti. Il y aura plus un redéploiement du personnel qu’une embauche de personnel. Il faudra certainement recruter un DRH au niveau régional ».
"L'économie est l'affaire des chefs d'entreprise"
Se plaçant au-dessus des querelles de clocher, le président de la CCIR a affirmé sa volonté de « travailler tous dans le même but : développer l’économie de manière intelligente, en dehors des mesquineries des uns et des autres. Nous sommes là pour parler d’une seule voix. Les problèmes des CCIT, vous les résolvez entre vous, a-t-il lancé aux présidents de CCI présents. Quand vous passez la porte de la région, je ne veux pas en entendre parler ». À ses yeux, « le monde politique s’est attribué une grande partie de la décentralisation. L’économie, c’est d’abord l’affaire des chefs d’entreprise. Si nous ne réussissons pas notre mutation, les chambres disparaîtront au profit de l’Etat. Nous devons être l’un des interlocuteurs de la Région ».
(mis à jour à 20h)









