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12/06/2009
BTP
Bâtiment - Mobilisation gouvernementale autour de la filière du Bâtiment
Patrick Devedjian, ministre en charge de la mise en place du plan de Relance, Laurent Wauquier, secrétaire d'Etat à l'Emploi et Brice Hortefeux (en duplex depuis l'Auvergne) ont lancé en fanfare les 24 heures du Bâtiment, jeudi en fin d'après-midi et vendredi matin au palais omnisports de Paris Bercy. Le point d'orgue est attendu ce vendredi après-midi avec l'intervention du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. Cette mobilisation au plus haut sommet de l'Etat est à la hauteur de la crise qui frappe ce gros pourvoyeur d'emplois.
« L'objectif du plan de relance, c'est la réactivité immédiate, a déclaré jeudi après-midi Patrick Devedjian. Le plan de Relance de la France s'élève à environ 60 MdE et a quatre mois d'avance sur ses voisins européens, six mois sur les Etats-Unis. L'administration centralisée de la France peut être dure à vivre en période calme, mais en période de crise, ça donne une réactivité immédiate ! Mon cabinet est relation téléphonique quotidienne avec les 22 préfets. Au jour le jour, on peut sortir des suivis départementaux sur le site du ministère. Nous renseignons l'évolution des chantiers. Sur les 1 000 chantiers annoncés par le Premier ministre au Ciact de février, nous en avons ouvert 490, et 50 supplémentaires sont ouverts chaque semaine en moyenne. »
Patrick Devedjian a lancé un appel aux entrepreneurs : « Nous avons besoin de vous. On a insuffisamment de renseignements sur les emplois générés par ces chantiers dans vos entreprises. Or, les créations d'emplois sont un critère important de lancement d'un chantier. J'attends de travailler avec votre profession en confiance, en relation directe. Et si un chantier n'est pas lancé dans les temps, venez-nous le dire. Il n'y pas de mal à demander de vous aider, on est là pour ça. »
Patrick Devedjian s'est voulu rassurant malgré la récession qui frappe la profession : « Nous allons être rejoints en septembre par les plans de relance des autres pays européens qui n'ont pas encore tous leurs effets. Il va y avoir un effet d'accumulation. L'ensemble des plans de relance en Europe se chiffre à 400 MdE. »
Activer toutes les commandes publiques possibles, une priorité absolue
Brice Hortefeux a souligné « le rôle clé joué par le Bâtiment pour amortir la crise économique et préparer l'après-crise. Votre secteur construit, aménage, rénove. Il réalise sur le terrain les objectifs de développement durable du Grenelle de l'Environnement. Le Bâtiment a créé 200 000 emplois depuis 2001. Vos PME jouent un rôle majeur dans la relance de la croissance. Cans cette crise mondiale, vous pouvez comptez sur l'action du gouvernement : écoprêt à taux zéro et fonds de compensation de la TVA. Cet effort doit être accompli avant la fin de l'année. N'oublions pas la pérennisation de la TVA à 5,5 %. »
« Ce qui est décisif aujourd'hui, c'est que chaque décideur public veille à la sortie de ses marchés, a insisté Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'Emploi. Il faut sortir toutes les commandes publiques possibles. C'est une priorité absolue. L'essentiel du plan de Relance est concentré sur le secteur du Bâtiment. Il faut qu'à partir de septembre, les carnets de commandes se regarnissent. Le recrutement et la fidélisation de vos équipes sont un enjeu majeur. Se séparer de vos collaborateurs formés et fidélisés sur plusieurs années serait un gâchis. Je veux absolument l'éviter. »
Un économiste invité à la tribune vendredi matin a insisté sur l'aspect psycho-affectif du logement, pierre angulaire de l'activité des entreprises du bâtiment : « Les Français sont attachés à leur logement : ils y vivent, et c'est l'endroit le plus cher pour eux, à la fois d'un point de vue économique et affectif. D'autre part, les entreprises du Bâtiment sont constituées de PME, qui jouissent d'une bonne image. On n'y voit pas de stock options, ni de parachutes dorés.










