Banques/PME : des relations toujours tendues
Côté CGPME, les commentaires acerbes fusent dans l’assistance : « C’est quand même dommage d’en appeler à un médiateur parce que les banques n’ont pas joué leur rôle au départ », « La crise n’est pas finie, et il va y avoir un durcissement du crédit ». Particulièrement applaudi, un petit patron lance à l’attention des banquiers : « Vos chargés de clientèle sont de parfaits commerciaux pour vendre des produits, mais ils n’arrivent pas à lire un tableau de flux. Comment voulez-vous qu’ils comprennent les problématiques d’une entreprise ? »
Les jeunes pousses peinent à trouver de l’argent
Deux jeunes porteurs de projets ont détaillé leurs difficultés à trouver des financements : Karine Pointet pour K-Tag (capteur sans fil détectant la présence de véhicules et pouvant remplacer à terme les boucles magnétiques ; applications : stationnements, flux autoroutiers, feux tricolores, contrôle d’accès) ; Olive Coal Concept (combustible écologique à base de noyaux d’olives) ; Biolux Medical (appareils dermatologiques à LED de soins à domicile, 4 salariés, Stéphan Nicoulet).
« Avec mon associé, on a fait appel à des pépinières et des fonds d’amorçage, a déclaré Karine Pointet. Mais nous ne répondons pas aux critères. On m’a même dit : "Vous n’auriez pas dû créer la société, il ne fallait pas faire des efforts de R&D." Or, en m’adressant à ces structures, je pensais avoir un accompagnement personnalisé ! Mais en fait, j’ai l’impression que plutôt que de venir avec un produit au point, il valait mieux arriver avec une idée et du papier. Des concurrents pointent le bout de leur nez, et besoin de soutien pour porter un développement commercial. Je crains qu’on mette la clé sous la porte alors que l’on a une technologie encore unique en Europe. »










