Avec Toulouse on air, l'aéronautique plante son décor de cinéma
Sept sites toulousains et un studio de tournage ont décidé de se réunir pour promouvoir la destination « Toulouse capitale aéronautique » auprès des professionnels du cinéma.
En 2020, en période de Covid 19, quatre long-métrages ont été tournés à Toulouse. C'est bien mais pas assez. La Ville rose, qui se place derrière Bordeaux et Montpellier, peut mieux faire. Huit sites toulousains se sont donc regroupés pour créer "Toulouse on air" afin d'attirer les réalisateurs.
L'ancienne base militaire de Toulouse-Francazal, l'aéroport Toulouse-Blagnac, la Cité de l'espace, L'Envol des pionniers, l'entreprise Aviasim, le musée Aeroscopia, l'association Les Ailes anciennes et le studio de cinéma Le Grand 7 mettent ainsi à disposition des professionnels leurs décors naturels en lien avec leur activité respective. « Il nous arrivait parfois de ne pas pouvoir répondre à certaines demandes de tournage, explique à La Lettre M Silvia Ferrari, directrice du Bureau des tournages au sein de l'agence d'attractivité de Toulouse Métropole. Aussi, pour ne pas les perdre, on a décidé, ensemble, de fonder une structure unique qui puisse répondre à toutes les demandes et d'organiser une promotion collective. »
Désormais, l'accès à bord du Concorde, de l'A300B ou du super-jumbo A380 sera possible pour réaliser un travelling, tout comme le tournage d'une scène dans un cockpit, dans la tour de contrôle ou dans une salle d'embarquement.
Si ce regroupement favorise le rayonnement de la capitale mondiale de l'aéronautique en France et ailleurs, il permet aussi d'espérer des retombées financières. Le tournage d'un téléfilm d'une durée de trois semaines génère en effet 1 M€ de dépenses ; un long-métrage, 2 M€ en moyenne. « Il faut compter dans cette somme les salaires, souligne Silvia Ferrari, ainsi que les frais d' hôtels et de restaurants. »









