Languedoc-Roussillon
Transports - Logistique
Autoroute ferroviaire, contournement Nîmes/Montpellier : le L.-R. au coeur du plan Fret
Présenté mercredi en conseil des ministres par Jean-Louis Borloo, le plan de développement du fret ferroviaire de l’Etat français prévoit 7 Md€ d’investissements dans les dix prochaines années. Le L.-R. est impacté à trois niveaux, relève-t-on dans le dossier de presse (www.developpement-durable.gouv.fr) : développement de l’autoroute ferroviaire Perpignan/Luxembourg, création d’un opérateur ferroviaire de proximité et réalisation du contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier. Dès la fin 2009, les fréquences des navettes de l’autoroute ferroviaire Perpignan/Luxembourg vont doubler, le nombre de passages de trains par semaine passant de six à douze. En 2010 est prévue une « augmentation des fréquences de 50% pour atteindre des trains cadencées toutes les quatre heures ». La montée en puissance continuera pour atteindre, en 2015, « 10 navettes mixtes quotidiennes, notamment grâce à l’interconnexion avec le futur itinéraire de l’autoroute ferroviaire alpine, soit des trains cadencés toutes les heures, permettant de transporter plus de 100 000 camions par an. Pour cela, l’opérateur examine également le prolongement du service vers la mer Baltique et l’Espagne. » Jean Gomez, directeur d’exploitation Lorry Rail basé au distriport du Boulou (P.-O.) et exploitant de la ligne, déclare à La Lettre M : « Nous sommes confortés par les propos tenus par Jean-Louis Borloo. Depuis 2007, l’effectif est passé de 7 à 20 personnes. Avec l’augmentation des rotations en 2010, nous continuerons à recruter. »
Nouvel opérateur ferroviaire de proximité
L’Etat annonce par ailleurs la création, en 2010, d’opérateurs ferroviaires de proximité (OFP) « dans les régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon (…) Ces opérateurs de petite taille ont vocation à faire circuler des lots de wagons ou des trains massifiés jusqu’à ou à partir d’un point d’échange avec un opérateur ferroviaire longue distance. Ils pourront également assurer la gestion locale de l’infrastructure ferroviaire (entretien et maintenance des lignes et gestion des circulations) dans un cadre adapté aux réalités, avec un abaissement des coûts et une logistique locale. »
Nîmes-Montpellier : convention de financement fin 2010
Concernant le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (ligne mixte, mêlant voyageurs et fret), la convention de financement devrait aboutir « à la fin de l’année 2010 ». Le lancement des travaux est annoncé en 2011. Le coût de cette ligne de 71 km, réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé, est évalué à 1,6 Md€ (valeur 2007). « Ce projet a pour objectifs à la fois d’offrir un haut niveau de service pour les trafics de fret vers l’Espagne et d’accroître l’attractivité du transport de voyageurs par trains à grande vitesse vers le sud de la France », indique le ministère de l’Ecologie. Aucune date de mise en service n’est avancée. A la préfecture de région, l’horizon 2016 a pour la première fois été avancé, début septembre. Ce plan gouvernemental entre dans le cadre du Grenelle de l’environnement, qui a fixé pour objectif de porter à 25 % d'ici 2022 la part des transports de marchandises alternatifs à la route, contre 14 % aujourd'hui
(avec AFP)










