Pyrénées-Orientales
Agri - Agro
Arboriculture : la production poursuit sa baisse

Les productions de pêches/nectarines et d'abricots dans les Pyrénées-Orientales sont en baisse depuis 10 ans, affichant respectivement un recul de - 50 % et - 17 %. Les perspectives pour 2017, indiquent une poursuite de baisse de production (- 6 %) pour la pêche/nectarine alors que l'abricot aspire à une progression de 14 % de production, apprend-t-on, lors de la réunion d'information organisée par la chambre d’agriculture des P.-O. et la fédération des fruits et légumes du L-R, ce 20 mars au siège du Crédit Agricole Sud Méditerranée. Malgré cette baisse de production, le marché reste porteur. Alors que la position de la pêche/nectarine est dominante sur le marché français (70 %), « Il faut veiller à une campagne 2014 en avance de 10 jours, anticiper le calendrier de production, sans occulter le risque lié à la crise Ukraine/ Russie, susceptible de perturber le bon écoulement des productions », explique Eric Hostalnou, responsable filière fruits et légumes de la Chambre d’agriculture des P.-O. Plus de 50 % des exportations vers la Russie proviennent de la Catalogne. Si le marché russe reste ouvert, les pêches espagnoles envahiront moins le marché français. »
220 000 tonnes un seuil à maintenir
En France, « le seuil de production doit être maintenu à 220 000 tonnes de pêches/nectarines, pour atteindre l'équilibre commercial », précise Raphaël Martinez, le directeur de la fédération. Face à la concurrence espagnole, où le différentiel de prix n’a jamais été aussi important que lors de la campagne 2013 (France : 1,40 à 1,50 €/kg Espagne : 0,70 à 0,80 €/kg), la fédération défend l’idée de mettre en avant la qualité du produit vendu à maturité, la marque « Vergers éco-responsables », et inciter le consommateur à acheter des produits français.
L’Asie un débouché potentiel
Un arboriculteur présent a émis l’idée d’aborder d’autres marchés à l’export, comme le fait l’Espagne avec le Brésil. « Les producteurs californiens sont déjà présents en Asie, ou les prix sont de 1,2 € la pièce et non le kilo. Reste à savoir si la logistique est supportable. » Le directeur de la fédération a attiré l’attention des producteurs sur « la montée de la concurrence, dans les années à venir, pour l’abricot. On sous-utilise des marchés en expansion. Il faut ravailler sur l’export c’est 30 % des destinations des fruits. » La réunion a aussi abordé deux autres points techniques. Le virus de la sharka, qui ravage les vergers roussillonnais (140 ha d’arbres isolés et vergers entiers sont arrachés par an) a été évoqué par un chercheur de l’Inra d’Avignon, laissant une possible solution à l’horizon de 10 à 15 ans pour les pêchers, alors que pour les abricotiers la solution est quasiment déjà là. La question des aides publiques liées à la rénovation du verger, ont été abordées à travers le dispositif national ou celle à venir de la PAC 2015-2020. Les informations communiquées sur l’appel à projet aux arboriculteurs présents leur a semblé « inadaptées » : « c’est un mur de procédures », « les aides ne sont pas adaptées aux fruits à noyau », ont-ils estimé.










