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Languedoc-Roussillon
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Viticulture
| 16/02/2012

AOC du L.-R. : « la tendance est bonne »

« On commence à retrouver de la valeur et on revient à des cours qui se rapprochent des coûts de revient. La tendance est plutôt bonne », résume Christophe Jean, du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (1,4 M hl), ce jeudi 16 février à Narbonne, lors de la présentation des enjeux économiques de l’interprofession pour 2012. Le budget du CIVL pour 2012 s’élève à 5 M€, dont 70 % seront consacrés aux actions et à la communication.
Un minimum de 100€/hl
En termes de prix, toutes appellations confondues, l’hectolitre se négocie ces derniers mois à 99,63 € en moyenne, soit + 10 % par rapport à l’année dernière. Selon l’interprofession, le prix plancher, c’est à dire le coût de revient pour la production, n’est pas encore atteint, puisqu’il s’établit à 100 €/hl. Objectif est donné de l’atteindre en 2013.
Prix de revient
Philippe Coste, président de l’ODG Minervois, indique que le CIVL a demandé aux organismes de gestion et de contrôle « de faire un peu le ménage » et de vérifier le respect des cahiers des charges. Les AOC, en respectant ces cahiers des charges, effectuent un certain nombre de gestes viticoles qui génèrent un coût de production. « On peut parfois avoir des doutes sur le respect de ce cahier des charges quand le prix de commercialisation est en dessous du prix de revient », estime-t-il. Le CIVL souhaiterait dès lors que cette notion de prix de revient soit officiellement prise en compte par le ministère, de la même manière qu’il vient de valider en décembre le principe de la gestion prévisionnelle des sorties de chai (GPS) lancé par le CIVL il y a un an. « On y travaille », indique Frédérique Jeanjean, président du CIVL. « La vente à perte est interdite dans le commerce », relève Philippe Coste. « Pourquoi ne l’est-elle pas pour la production ? »
Revalorisation de l’offre en GD
En ce qui concerne le marché de la grande distribution, les ventes en volume des AOC du L.-R. baissent de 5 % avec 48,4 M de cols. « Cela ne concerne quasiment que des ventes de produit à moins de 3 € », indique Christophe Jean. « En valeur, le CA ne diminue que de 1 %, avec 141,5 M€. Notre objectif est de faire monter les ventes des produits à 3,5 € et plus »,. 47 % des vins AOC du L.-R. vendus en grande distribution sont supérieurs à 3 €. « Nous espérons dépasser la barre des 50 % en 2012 ».
Tous à l’export
« On sait que ce sera plus facile pour tout le monde sur le marché export que sur le marché français », estime Frédérique Jeanjean. Sur le marché européen, la Grande-Bretagne devient pour les AOC du L.-R. le premier pays en volume et en valeur avec un CA de 17,2 M€. « Il y a une évolution qualitative globale de ce marché », explique Louis Fabre. « Au départ, les consommateurs étaient très esprit cépage et maintenant l’idée de l’assemblage et de la provenance du cépage devient importante ». Autre pays tiers particulièrement présent, la Chine (15,4 M€ de CA). Autres pays prioritaires : les Etats-Unis, le Brésil et le Mexique.
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