Altémed, Aéko et Opalia lancent In Médio pour loger les salariés
Altémed, acteur public immobilier de la Métropole de Montpellier, s’associe aux promoteurs Aéko et Opalia pour lancer In Médio, une offre de logements locatifs abordables pour les salariés des entreprises locales rencontrant des difficultés à se loger. Le dispositif repose sur un partenariat public-privé via une société de co-promotion et une foncière dédiée associant quatre partenaires bancaires qui porte les opérations. Les entreprises réservent les logements en signant des baux de sept ans et garantissent les loyers. La première résidence de 55 logements, située dans la Zac Eurêka à Castelnau-le-Lez (34), a déjà séduit Cykero, qui en réserve 25. Environ 520 logements sont à l’étude, pour des livraisons entre 2028 et 2031.
Des loyers à 11,70 €/m2
« In Médio vise des loyers estimés à 11,70 €/m², contre 15 à 20 € dans le parc privé libre. Il s’agit de répondre à la problématique actuelle où un salarié sur trois renoncerait à une offre d’emploi faute de pouvoir se loger », explique Cédric Grail, directeur général d’Altémed. Au terme des sept ans de baux engagés par les entreprises, les salariés pourront accéder à la propriété de leur logement. « Ce produit immobilier n’existe pas ailleurs, à notre connaissance », souligne Michaël Delafosse, président de la Métropole de Montpellier et d’Altémed.
Cykero, première entreprise intéressée
Spécialisée dans le reconditionnement premium de matériel électronique, Cykero prévoit de passer de 40 à 160 salariés d’ici à 2030. « Deux recrutements n’ont pas abouti faute de logement alors que nous avions formé ces personnes à nos métiers », témoigne son président, Bichoï Metias, qui va se doter à proximité de cette future résidence d’un Technocentre de 3 700 m2. Le dirigeant voit dans In Médio un outil pour « attirer et fidéliser les talents tout en leur permettant de créer un projet de vie sur le territoire ». Altémed se positionne également sur 18 logements de la première résidence. Selon Cédric Grail et Michaël Delafosse, FDI et le CHU de Montpellier seraient eux aussi intéressés par le dispositif pour loger leurs salariés.
Un programme par an en ligne de mire
« Pour maîtriser les coûts sans sacrifier la qualité, nous avons mobilisé l'intelligence collective et beaucoup travaillé sur la conception constructive. Les coûts de construction pour cette opération sont de 8 M€ », expliquent Cyrill Meynadier, dirigeant d’Opalia, et Thierry Aznar, d’Aéko. Sur les 200 logements In Médio dont les programmations sont les plus avancées, notre objectif est de livrer un programme par an ». Une deuxième résidence est envisagée dans le quartier du Millénaire à Montpellier. Six autres projets sont également à l’étude, tandis que le dispositif pourrait « s’étendre à Lunel (34), Sète (34), Frontignan (34) ou encore Nîmes (30), précise Michaël Delafosse. Nous ouvrons également la porte à d’autres promoteurs qui auraient de bonnes idées. »











