Alès/Formation – Georges Frêche inaugure le pôle industrie de l’Afpa et fustige l’Etat
Le pôle industrie de l’Afpa L.-R. à Alès a été inauguré mercredi 25 mars. « Un travail de sept ans a été nécessaire pour boucler ce projet sur le papier », selon la directrice régionale de l’Afpa, Fabienne Maubert-Le Dren. Une « opération qui a failli capoter au dernier moment pour un différentiel de 150 € », selon le maire d’Alès Max Roustan. Coût total du projet : 4,8 M€. Une « opération exemplaire pour Georges Frêche, parce que pour la première fois l’Afpa maîtrise un outil de formation dont elle est propriétaire ». L’occasion pour le président de la Région de souligner les « ambiguïtés » qui guideront dès 2010 l’action de l’Afpa : « En transférant aux régions son financement (de l’Afpa, ndlr), l’Etat s’est, de fait, déchargé de la responsabilité de faire entrer l’Afpa dans l’économie concurrentielle (…). L’Etat n’a pas laissé aux régions le temps nécessaire pour assurer cette mutation importante et n’a pas donné à l’Afpa les moyens et les conditions pour entrer dans le jeu de la concurrence ». Au cours d’un discours plus construit qu’à l’accoutumée, le président de la Région a tour à tour dénoncé le grand écart demandé à l’Afpa et l’impossibilité, à terme, de la subventionner : « Le maintien d’une Afpa nationale dans une France où la formation professionnelle est décentralisée génère des ambiguïtés (…) On ne peut imaginer une Afpa tiraillée entre des exigences de l’Etat et son statut d’organisme privé qui la contraint à répondre aux appels d’offres de la Région (…). La Région ne maintiendra pas en 2010 le régime des subventions. Elle ne peut pas garantir le maintien à l’identique de l’offre de formation par centre. Elle ne peut pas à ce jour prendre d’engagement sur la maintenance du patrimoine sans savoir à qui il sera dévolu ».F.D.










