Alès : un industriel américain veut relancer Tamaris Industries

Fleuron historique de l’industrie alésienne, la fonderie Tamaris Industries, lourdement déficitaire, va être cédée, pour un euro symbolique, par le groupe Delachaux à l’industriel américain Hugh Aiken. Un protocole d’accord a été signé, le 27 février, entre Delachaux et l’industriel, âgé de 67 ans, et actionnaire majoritaire de plusieurs fonderies en France, dont la Fonderie de Niederbronn, en Alsace, qu’il a repris en 2010. Sous réserve de l’accord des ministères de la Défense et des Finances –Tamaris Industries fabrique, entre autres, des pièces pour l’armée-, Hugh Aiken devrait acquérir l’usine, qui emploie 72 permanents, et 35 intérimaires. Selon Rémy Sauron, directeur général adjoint de Tamaris Industries, le repreneur potentiel prévoit d’injecter 7 M€ dans l’usine, « pour la remise en conformité aux normes de sécurité et environnementales, et pour acquérir des outils d’usinage. 75 % des pièces que nous fournissons sont des pièces brutes, qui sont usinées à l’extérieur. Une fois cet investissement réalisé, nous pourrons livrer des produits finis ». Une trentaine d’embauches pourrait être réalisées d’ici un an. Le repreneur ambitionne de tripler le CA dans les cinq ans, en passant de 10 M€ en 2011 à 30 M€ en 2016, et de doubler l’effectif, pour le porter à 200 personnes.










