Pyrénées-Orientales
Agri - Agro
Agglomération de Perpignan : un concept novateur d’optimisation du foncier agricole

Agglomération de Perpignan, Chambre d’agriculture et Safer lancent une opération novatrice appelée « îlot foncier agricole », visant à maintenir un espace économique agricole ancré dans la logique de développement durable (économique, social et environnemental). « Le premier îlot identifié concerne 300 ha estimés à 200 000 €. Il y en aura 1 500 ha à terme », espère Jean-Paul Alduy, président de l’agglomération, qui a pris la compétence agricole en 2008. Il s’agit surtout de favoriser le remembrement du foncier agricole. Celui-ci est éclaté aujourd’hui. Or, le secteur a besoin de parcelles continues de 5 à 15 ha. » Les zones identifiées, à partir des Scot et PLU, concernent : Villelongue, Torreilles, Sainte-Marie-la-Mer, Canet-en-Roussillon, Pézilla, Le Soler, Perpignan.
Optimiser 7 000 ha de friches
Cette politique d’îlot foncier s’approchant d’une zone d’activités de production agricole, au même titre que les zones industrielles ou artisanales, a été initiée en 2010. « Cette opération a été lancée avant l’élargissement de l’agglomération, indique Louis Carles, vice-président en en charge de l’agriculture. Nous nous sommes rapprochés des interlocuteurs incontournables du secteur pour avoir un aperçu de la situation et des besoins. Nous avions alors identifié 21 000 ha de terres agricoles sur l’agglomération dont 7 000 ha en friche sur lesquelles il faut oeuvrer. L'élu a rencontré, le matin même, les élus de la Région et du conseil général pour les associer à l’opération. « Notre ambition commune consiste à reconquérir les friches agricoles, créer des îlots fonciers pour accueillir des porteurs de projets et pouvoir proposer à des repreneurs potentiels un catalogue de foncier disponible », explique-t-il. « Cette action est avant tout une opération gagnant/gagnant en faveur des agriculteurs, précise Michel Guallar, le président de la chambre d’agriculture des P.-O. Il faudra tendre vers d’autres savoir-faire ou production tout en maintenant les productions locales traditionnelles viticulture, maraîchage et arboriculture. »
Une quinzaine de projets en attente
Le partenariat s’articule autour des compétences de chacun des acteurs. « La Safer fera le lien avec les propriétaires fonciers, procédera aux acquisitions et au portage des terres aidée aussi dans cette démarche de l’agglomération via l’établissement public foncier local » explique Claude Jorda, président de la Safer des P.-O. La chambre d’agriculture, comme la Safer, est en relation avec les propriétaires dont elle assurera l’accompagnement. « Nous serons la porte d’entrée pour les porteurs de projets, repreneurs, investisseurs » précise Michel Guallar. Le remembrement des parcelles va susciter des aménagements spécifiques : voies d’accès, nivellement, irrigation… qui pourraient être financés par les collectivités : Région, Département. « Nous avons déjà une quinzaine de porteurs de projets intéressés », indique Louis Carles, sans en préciser la nature. « il y a un projet agricole qui pourrait naître entre Montpellier et Gérone », ajoute Jean-Paul Alduy. Un comité technique, conduit par les partenaires, choisira les projets en fonction de leur faisabilité technique et économique.










