
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a signé cet après-midi le plan local de redynamisation du bassin d’emploi de Nîmes-Garons avec les collectivités locales et structures concernées (Syndicat mixte pour l’aménagement et le développement de l’aéroport de Nîmes, conseil général du Gard, Agglo de Nîmes-Métropole, Agglo du Grand Alès). Le plan, qui repose sur une enveloppe de 13 M€, dont 4,45 M€ à la charge de l’Etat, doit compenser la fermeture, effective en juillet prochain, de la Base aéronavale de Garons. Il prévoit 3,4 M€ pour la consolidation de l’activité aéronautique (dont 1 M€ pour la réalisation d’aménagements en bord de piste et 1,1 M€ pour l’acquisition de deux camions de pompier), 2,7 M€ pour la création d’un pôle d’entreprises aéronautiques (dont 1 M€ pour l’acquisition de simulateurs de vols par l’Esma, qui va implanter une antenne à Nîmes), et 6,9 M€ pour la création de l’actiparc Mitra, dédié à la gestion des risques, à la logistique et aux activités aéronautiques. Le PLR s’est fixé pour objectif « la continuité des activités aéroportuaires de l’aéroport civil » et « l’implantation de nouvelles activités économiques sur la zone afin d’assurer le maintien des 680 emplois qui lui sont liés et de favoriser la création d’emplois nouveaux, qui pourraient s’élever à un nombre équivalent d’ici 2016, au titre des emplois directs et indirects ». Objectif : 1 930 emplois directs et indirects à l’horizon 2016, contre 1 156 en 2010.
80 personnes restent à reclasser
« Cette fermeture ne se traduira pas par la disparition de la présence de l’armée à Nîmes, bien au contraire », a rappelé le ministre, avant la signature du PLR. Il a confirmé la venue prochaine du 503e régiment du train, actuellement basé en Gironde. Concernant les 630 militaires, et les 73 civiles travaillant sur la base aéronavale, Gérard Longuet a annoncé que « 90 % des militaires »étaient « fixés sur leur prochaine affectation ou leur prochain bassin d’emploi ». Quant aux civils, « 20 agents restent à reclasser », ce qui sera fait selon lui « dans les meilleurs délais ». De son côté, le sénateur-maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, a rappelé que Nîmes venait de « subir une zone de turbulence qui aurait pu lui être fatale. Avec le Département et l’Agglo du Grand Alès (partenaires de l’Agglo au sein du syndicat mixte, NDLR), nous avons bataillé pour conserver cet atout considérable ». Le président de l’Agglomération s’est également félicité d’avoir signé « le plus important plan local de redynamisation à ce jour en France ». Dans le cadre du plan de restructuration des armées, qui prévoit, a rappelé Gérard Longuet, de réduire de près de 20 % les effectifs de l’armée entre 2008 et 2014, l’Etat a engagé 26 conventions de redynamisation des sites de défense (CRSD) et 22 Plans locaux de redynamisation (PLR). Le CRSD de Metz mobilise à lui seul 32 M€.
(info mise à jour à 18h30 : le ministre a annoncé une enveloppe de 13,5 M€. Elle s'élève, selon le document remis à la presse, à 13 082 393 M€, dont 4 450 000 € de l'Etat et 6 321 174 M€ des collectivités locales)