[VivaTech] Nanotechnologies : Nanomade lève 3 M€ et déploie une usine de production
La société toulousaine Nanomade, spécialisée dans le domaine des nanotechnologies appliquées aux capteurs tactiles, boucle une levée de 3 M€, dont 2 M€ en equity, auprès de business angels. Objectifs de l’opération ? Recruter, muscler ses positions à l’international – notamment aux États-Unis et en Asie – mais aussi lancer fin 2024-début 2025 à Toulouse une première ligne automatisée de 500 m2 permettant de fabriquer des capteurs à grande échelle. L’usine pourrait ainsi produire plus d’un million d’unités à l’horizon 2025, contre 20 000 par an actuellement. « Cette étape marque un tournant décisif dans les ambitions de Nanomade », assure Jean-Claude Rassou, DG de la société de quinze salariés.
Dépasser 1 M€ de chiffre d’affaires en 2026
Nanomade devrait emménager le 1er juillet dans ses nouveaux locaux, « situés derrière le centre de recherches de Pierre Fabre, à l’Oncopole », précise à La Lettre M Olivier de Tremaudan, président, lors du salon parisien VivaTech, organisé du 22 au 25 mai. Le site accueillera les bureaux d’études, le laboratoire et l’unité de production. La vente de capteurs à grande échelle pourrait ainsi permettre à cette TPE de passer de 200 k€ de chiffre d’affaires en 2023 – principalement réalisé grâce aux prestations de service – à plus de 1 M€ en 2026. Afin d’accompagner sa croissance, Nanomade prévoit d’embaucher une dizaine de salariés supplémentaires d’ici à fin 2025.
100 prototypes et 20 brevets
L'entreprise fondée en 2009, qui revendique une centaine de prototypes et vingt brevets, fruit de 6 M€ d’investissement au total, estime avoir mis au point « une technologie unique et protégée pour développer le premier capteur tactile quantique au monde ». Une innovation qui repose sur une encre chargée en nanoparticules capable de transformer n’importe quelle surface et n’importe quel matériau en « un support interactif intelligent ».
« Les capteurs Nanomade nous permettent d’imaginer, de développer et de concevoir des produits qui changent la façon dont nous interagissons avec les objets de demain », insiste Olivier de Tremaudan.











