À Toulouse, la passerelle Rapas livrée au printemps 2024
Reliant l’île du Ramier au quartier Fer à Cheval à Toulouse, la passerelle Rapas sera inaugurée au printemps 2024, après celle d'Empalot. Elle traversera la Garonne sans appui sur une portée de 150 mètres et sera réservée aux cyclistes et aux piétons. Les groupes GTM (Vinci) et Eiffage mènent les chantiers de construction, lancés en juillet 2022. Coût total du projet : près de 11 M€, « dont 60 % de subventions de l’Union européenne », précise Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse, lors d’une visite du chantier le 13 octobre. À travers ce projet Grand Parc Garonne, Toulouse Métropole espère transformer l’île du Ramier, autrefois occupée par le parc des expositions, en « poumon vert » de la ville, et prévoit d’y planter 5 000 arbres.
Une « prouesse technique »
L’édile salue « le caractère exceptionnel de ce projet » et « la prouesse technique » qu’il représente. Sur le site, la passerelle Rapas – 150 mètres de long sur 5 mètres de large – prend doucement forme. « Huit tronçons de 24 mètres vont être assemblés par soudure », indique Dominique Dzik, directeur d’exploitation chez Eiffage. La passerelle sera dotée d’un mât unique (inversant le dessin en V présent sur l’ensemble des ponts toulousains) d’une hauteur de 65 mètres et marquera l’entrée sur l’île du Ramier depuis la rive gauche. Elle permettra d’accéder au secteur de l’ancien parc des expositions, au quartier du Fer à Cheval ainsi qu’au tramway de l’avenue de Muret et au réseau cyclable sur la digue.
Ce 13 octobre, une étape importante a été franchie : la mise en place des premiers haubans. « Cinq paires vont soutenir la passerelle, elles seront ajoutées au fur et à mesure », poursuit le directeur d’exploitation. Cette absence d’appui dans le fleuve a pour objectif, d’après la mairie, de « respecter au maximum le corridor écologique de la Garonne et sa biodiversité et de garantir une grande fiabilité vis-à-vis des inondations ».
Futur parc public
« Après la récente mise en place de la tête de pylône de plus de 60 tonnes qui culmine à environ 60 m au-dessus de la Garonne, les tronçons du tablier sont progressivement assemblés au-dessus du fleuve et haubanés depuis l’île jusqu’à rejoindre le haut de digue côté avenue de Muret », détaille le groupe de construction. Côté île du Ramier, une rampe hélicoïdale de 166 m en béton permet d’accéder à la passerelle métallique, qui assurera des flux séparés pour garantir la sécurité de ses usagers.
« L’idée est que le maximum de circulation sur l’île du Ramier se fasse à pied ou à vélo, insiste Jean-Luc Moudenc. On ne pouvait pas l’aménager en île nature en gardant uniquement l’accessibilité voiture. » La passerelle Rapas ne sera pas la seule porte d’entrée du nouveau parc public, dont les travaux débuteront fin 2023 pour une durée de deux ans : en janvier prochain, de l’autre côté de l’île, sera inaugurée la passerelle Empalot, elle aussi réservée aux piétons et aux cyclistes. Deux autres ouvrages similaires sont en discussion au niveau de Croix-de-Pierre et de Saint-Michel.











