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Région Occitanie
| | 29/10/2020

Reconfinement : les réactions en région

​Interrogés par la rédaction de La Lettre M, les acteurs économiques et politiques de la région Occitanie réagissent aux annonces d'Emmanuel Macron et à la mise en place d'un nouveau confinement.

  • HÔTELLERIE-RESTAURATION


« Une décision prise par des Parisiens pour des Parisiens »​, Jacques Mestre - président de l'Umih ex-Languedoc-Roussillon
Un scandale. Contacté ce matin, le président de l’Umih (Union des métiers et des industries de l'hôtellerie) pour la partie ex-Languedoc-Roussillon, Jacques Mestre, ne décolère pas. « C’est une honte », martèle-t-il, accusant une décision prise par des Parisiens pour des Parisiens. « Les mesures annoncées conviennent à Paris et ses millions d’habitants mais pas ici où nous vivons au grand air. Croyez-vous vraiment que beaucoup de restaurants de La Grande Motte vont faire de la vente à emporter ? » Encouragée pourtant par le président de la République, la vente à emporter n’est, pour Jacques Mestre, qu’un pis-aller « qui ne réglera rien, hormis peut-être pour ceux qui n’ont pas de salarié à charge. »
Et d’ajouter : « Ils ne se rendent pas compte ce que représente le tourisme dans notre région. Ils n’ont même pas attendu la fin des vacances scolaires. Ils n’ont pas non plus pris la peine de nous donner quelques jours pour écouler les stocks. » Dès aujourd’hui, Jacques Mestre sera à la préfecture de l’Hérault pour rencontrer les représentants des banques notamment : « Nous n’avons plus de recettes. Qu’on ne nous parle plus d’aides et qu’on nous paye déjà ce qu’on nous doit. Le PGE reste un crédit, s’il n’y a pas d’exonérations de charges calculées sur les pertes d’exploitation, nous n’y arriverons pas. »

  • BTP


« Bien qu'épargné, le bâtiment s'interroge sur le remboursement du PGE », André Tiquet - président de la FBTP de l’Aude
« La bonne nouvelle dans ce contexte de reconfinement est que le secteur du BTP est épargné », lance André Tiquet, président de la FBTP de l’Aude, se réjouissant qu' «  aucun cluster Covid n’a été déclaré sur nos chantiers, preuve que le processus de prévention est efficace et adapté à la situation ». André Tiquet est dans l'attente de précisions, notamment pour les entreprises en difficulté même si le chômage partiel est reconduit. Et de poursuivre : « Le PGE a été pensé pour une seule période de confinement, c’est louable. Mais aujourd’hui, comment rembourser le PGE avec ces taux avec un second confinement ? A priori ce point serait en discussion au sein des ministères ». Localement, André Tiquet appelle à « transformer le zonage de l’Aude en B1 pour les deux ans à venir. Cela représenterait la construction de 300 logements et la préservation de 300 emplois dans le bâtiment. »


« Il ne faut pas que la généralisation du télétravail ralentisse nos chantiers », Thierry Ducros - président de la FFB de l’Hérault
« Ce matin, j’ai fait le tour des entreprises. Le bâtiment est moins impacté que lors du premier confinement », note Thierry Ducros - président de la FFB de l’Hérault. Pour autant, ce climat, au lendemain de l’annonce du président Macron, est soumis à une condition : « Il ne faut pas que la généralisation du télétravail chez les maîtres d’ouvrages, les maîtres d’oeuvre ou encore les bureaux d’études ne viennent ralentir ou bloquer les chantiers. La présence physique des architectes ou des bureaux d’études restent nécessaires sur les chantiers pour prendre les décisions qui s’imposent ». Thierry Ducros ajoute « que les distributeurs de matériaux et les loueurs d’équipement restent ouverts. Point P nous a déjà confirmé que ses 850 agences d’Occitanie seront opérationnelles à condition que les approvisionnement amonts soient effectifs ».
Par contre, des problèmes se posent dans les entreprises qui ont des chantiers en déplacement, selon lui. « Est-ce qu’il faudra la réquisition d’hôtels et de restaurants pour accueillir les salariés ? », s'interroge-t-il. Autre sujet d’inquiétude : « la réticence des clients particuliers à faire réaliser les travaux qui risque d’impacter les petites entreprises », ainsi que l’après confinement : « si la profession est confrontée à des défauts d’attribution de permis de construire, faute d’instruction des dossiers par les services de l’État et les collectivités locales. Actuellement, nos entreprises pompent sur leur carnet de commande et si de nouveaux marchés ne sont pas lancés cela va impacter toute la chaine de l’acte de bâtir. La fédération reste mobilisée et rencontre le préfet à 17h (la réunion a été depuis reportée à vendredi 11h, NDLR) dans le cadre de la cellule de crise qui a été réactivée. »

« Éviter les blocages de l'activité », Daniel Druilhet - président de la fédération aveyronnaise du BTP
« Lors du précédent confinement nos entreprises n’ont cessé leurs activités que lorsque leurs clients ou des blocages administratifs les y ont contraintes. Partout où elles ont pu continuer elles l’ont fait. Or aujourd’hui si elles sont autorisées à poursuivre leur fonctionnement, ce maintien de l’activité ne dépend pas que de leur seule volonté. Il faut éviter que les situations de blocage du printemps dernier ne se reproduisent », commente le professionnel qui plaide pour que les clients publics et privés poursuivent les chantiers en cours et leurs projets. « Les permis de construire, autorisations administratives doivent continuer à être délivrés sans retard. L’approvisionnement des chantiers par les fournisseurs du BTP doit continuer à fonctionner et l’ensemble des acteurs de la construction, au-delà des seules entreprises de BTP, doivent rester opérationnels pour maintenir l’activité », explique Daniel Druilhet.

  • PROMOTION


« Sans continuité d’instruction des permis, l’emploi sera menacé », Laurent Villaret - président FPI Occitanie Méditerranée
L’acte II du confinement mobilise les acteurs de l’acte de bâtir. « Nos sociétés vont continuer à travailler en adaptant leur organisation avec le télétravail, indique Laurent Villaret, président de la fédération des promoteurs immobilier Occitanie Méditerranée. Le but est de ne pas ralentir les dossiers pour les maîtres d’œuvre, les bureaux d’études et les entreprises du bâtiment. » Les fédérations du bâtiment et de la promotion immobilière sont à l’unisson. « Il faut que les services des collectivités continuent à instruire les permis de construire. Toute interruption de la chaine du service public risquerait d’impacter l’activité du secteur et menacerait les emplois, précise Laurent Villaret. Avec la fédération du bâtiment de l’Hérault, nous dialoguons régulièrement et nous partageons cette même inquiétude qui nous unit dans cette épreuve sanitaire. La question de la santé doit rester malgré tout prioritaire ».

  • SYNDICATS PATRONAUX


« Je suis très inquiet pour les petites structures », Guy Durand - président UPE 66
« Suite aux annonces gouvernementales sonnant la fermeture d’un bon nombre des activités de nos ressortissants dans le cadre d’un reconfinement, je suis très inquiet pour les petites structures », ne cache pas Guy Durand, président de l'UPE 66. Saluant toutefois cette décision comme une mesure sanitaire de bon sens face à cette épidémie mal connue, « celle-ci intervient après le mouvement des gilets jaunes et un premier confinement de deux mois qui va impacter les entreprises déjà fragilisées, redoute-t-il. Je pense notamment au commerce hors alimentaire, au secteur aux acteurs du tourisme café/hôtel/restauration...Il est vrai que l’activité dans les Pyrénées-Orientales n’est pas aussi forte qu’à Toulouse ou Montpellier et que l’on ne s’en remettra peut-être pas aussi facilement. Mais ce qui se passe dans l’aéronautique va impacter l’ère toulousaine. Nous sommes dès aujourd’hui en contact avec les instances nationales pour apporter à nos adhérents toutes les précisions nécessaires à la mise en place de ces nouvelles restrictions. Qu’est-ce qu’une activité essentielle ? Qui doit fermer ou non ? Quelles seront les aides disponibles pour vos métiers ? Autant de questions pour l’instant sans réponses et que le 1er Ministre sera peut-être amené à préciser ce soir, dans son allocution de 18h30. »


« C’est aux charges fixes qu’il faut s’attaquer », Samuel Hervé - président du Medef Hérault Montpellier
« Les entreprises et l’économie payent le prix de la négligence d’une partie de la population », regrette Samuel Hervé, président du Medef Hérault Montpellier. L’incompréhension prédomine d’ailleurs sur le fait de laisser jusqu’à dimanche pour rentrer de vacances mais de devoir fermer les restaurants dès jeudi soir. « Nous attendons de savoir ce qui est entendu par commerce essentiel, poursuit-il. Comment les artisans vont-ils pouvoir continuer à travailler si les enseignes de bricolage sont fermées par exemple ? » Et de poursuivre : « les entreprises ont encaissé le confinement en mars car il y avait une perspective de reprise, estime-t-il. On annonce des aides sur les trésoreries mais il faudra rembourser. C’est aux charges fixes qu’il faut s’attaquer : loyers, crédits… » Et d’avancer l’idée d’un PGE pour les SCI ou permettre aux bailleurs de reporter « de façon significative les crédits auprès des banques ». Le rendez-vous prévu à 17h à la préfecture de l’Hérault est reporté à vendredi 11h. « J’espère que nous allons pouvoir obtenir certaines dérogations d’ouverture, voir des aides supplémentaires. » Et d’insister sur la nécessité d’accompagner les commerces (20 000 dans l'Hérault) dans la numérisation de leur activité avec un volet logistique, projet sur lequel planche la CCI de l’Hérault actuellement, « mais qui ne peut pas se faire du jour au lendemain », rappelle le président du Medef Hérault Montpellier. Et pourtant, certains commerce réalisent 30 à 50 % de leur CA annuel au moment des fêtes, ajoute-t-il.


« Les critères d’accès aux aides devront être adaptés aux pertes des entreprises », Grégory Blanvillain - président CPME de l’Hérault
« On pressentait cet acte deux du confinement mais pas aussi vite et encore une fois pas aussi abruptement », résume le président de CPME Hérault, regrettant un manque d'anticipation qui « ne laisse pas aux entreprises le temps de s’organiser ». Lui-même professionnel dans l'événementiel, il rappelle ainsi que « l'annulation d'un événement qui devait avoir lieu ce week-end plante un traiteur local de 4 000 repas ! ». Grégory Blanvillain estime que les choses vont se compliquer encore plus pour le secteur de la restauration, du commerce hors alimentaire, de l’événementiel, des salles de sport… « Il faut attendre les décrets d’application, poursuit-il. Il faut que les mesures soient adaptées à ce second confinement. Les critères d’accès aux aides devront être en cohérence avec les pertes des entreprises. Un dirigeant de salle de sport ne peut se contenter de 1 500 € alors que son loyer est de 50 000 € ! la CPME 34 a réactivé sa cellule Covid où des avocats, des experts comptables et des mandataires peuvent renseigner et accompagner les dirigeants (covid19@cpmeherault.fr) »


« On connait les effets destructeurs du confinement », Samuel Cette - président de la CPME Occitanie
« Les PME ressentent une forme d’abattement », constate le président de la CPME Occitanie. « On a désormais l’expérience du confinement, et on en connait les effets destructeurs sur l’économie ». Les entrepreneurs craignent que ce nouveau confinement signe l’arrêt de mort de certains d’entre eux. « On nous propose de l’endettement, qui va en fait nous servir à mourir un peu plus tard… Beaucoup d’entreprises ne sont déjà pas en capacité de rembourser les prêts du premier confinement. Comment pourraient-elles en rembourser un second ? ». Pour Samuel Cette, ce nouveau confinement est d’autant plus inquiétant que les entrepreneurs ne croient plus aux discours du gouvernement. Selon une enquête menée par la CPME auprès de ses adhérents, les aides promises lors du premier confinement ne sont, pour beaucoup, toujours pas arrivées. « La conditionnalité des aides est bien trop restrictive », déplore l’entrepreneur qui estime que « si l’État a décidé de nous contraindre, il doit indemniser le préjudice subi ».


« Beaucoup d’entreprises ne pourront pas bénéficier d’un second PGE », Pierre-Olivier Nau - Medef 31
« Nous avions poussé pour qu’il n’y ait pas de reconfinement, donc nous sommes déçus de la décision du gouvernement. Bien entendu, nous n’opposons pas santé et économie, mais les chefs d’entreprise ont fait preuve de responsabilité et la diffusion du virus ne s’est pas faite au travail, déclare Pierre-Olivier Nau. Nous commencions à peine de parler du plan de relance, et tout à coup, tous ces discours deviennent anachroniques ». Ce nouveau confinement va très certainement provoquer des faillites, estime le président du Medef 31. « Toutes les entreprises déjà sous perfusion de l’État ne pourront très certainement pas bénéficier d’un second PGE ». La fermeture de nombreuses entreprises risque par ailleurs de créer un « effet halo », c’est-à-dire ralentir l’activité des autres entreprises qui pourront rester ouvertes. « Ce nouveau confinement est un signal négatif pour la consommation », déplore Pierre-Olivier Nau. Dans ce contexte, le Medef 31 a décidé de créer une cellule de crise pour les secteurs les plus en souffrance en Haute-Garonne : l’aéronautique, le tourisme et le commerce. « Nous sommes en contact constant avec le Medef national pour faire remonter les informations de terrain ».


« Un chef d’entreprise a besoin de visibilité (…) De plus, les compensations n’y sont pas », Xavier Perret, président de la CPME 30
« Nous sommes dans l’inconnue la plus totale quant aux niveaux d’activité que nous pourrons espérer dans les mois à venir, déplore le président de la CPME 30. Et d’ajouter, « le plan de relance annoncé à l’issue du premier confinement semble soumis à de nombreuses conditions. difficiles à satisfaire.. » Le gouvernement appuie sur le frein et l’accélérateur en même temps. « Les entreprises les plus impactées par ce reconfinement, ce sont les bars, restaurants et commerces. Or, leurs dirigeants ont respecté scrupuleusement le protocole sanitaire, ils se sont eux-mêmes exposés, ont pris des risques. Et là, le gouvernement leur dit en substance “tout ce que vous faites ne sert à rien, vous fermez“. Ils n’ont pas le choix. » Xavier Perret se dit très inquiet pour la suite d’autant plus que, selon une étude réalisée par la CPME (nationale), en septembre, 52 % des TPE et PME s'estimaient en difficulté pour rembourser leur prêt garanti par l'État. « Si on ajoute à cela le mur de la dette constitué des différents reports de charges… » Ce que demande la CPME 30, c’est, entre autres choses, la consolidation des prêts de façon à permettre aux entreprises de rembourser sur plusieurs années, une plus grande souplesse des critères d’obtention du plan de relance, ainsi qu’une compensation par l'État des pertes d’exploitation.

  • CHAMBRES CONSULAIRES


« C’est à nouveau les petits commerces qui vont être impactés », André Deljarry - président de la CCI de l'Hérault
« Après les Gilets jaunes, la réforme des retraites et la première vague, c’est à nouveau les petits commerces qui vont être impactés, déplore André Deljarry, président de la CCI de l'Hérault. A partir de demain, tous les centres-villes de l’Hérault seront morts. » S'il salue « le meilleur équilibre » par rapport au premier confinement (écoles ouvertes, possibilité de se rendre au travail), le dirigeant redoute en 2021 et 2022 un tsunami de dépôts de bilan. « D’ailleurs, cela a déjà commencé, assure-t-il. A Montpellier, il y en a eu 140 entre mars et aujourd’hui, contre une vingtaine sur la même période en 2019. » De nouveau sur le pied de guerre, les 85 collaborateurs de la CCI Hérault arrêtent les opérations non urgentes pour se dédier uniquement à l’accompagnement des commerces non essentiels via les cellules d’urgence (covid19@herault.cci.fr, 04 99 51 52 00 ou 04 99  51 54 10) et d’écoute psychologique (0 800 501 201), réactivées. Concernant City Foliz, l'opération régionale de soutien aux commerces à 1M€ qui devait durer du 4 novembre au 24 décembre, en partenariat avec une vingtaine d'EPCI, elle est désormais prévue du 4 décembre au 24 janvier.


« Dire que l’économie est secondaire, ça n’a pas de sens », Éric Giraudier, CCI du Gard
« Il faut préserver la santé de nos concitoyens évidemment, mais quand j’entends certaines personnes, notamment des médecins, dire que l’économie ce n’est pas important, que c’est secondaire, ça n’a pas de sens, s’émeut le président de la CCI du Gard. L’économie contribue au bien-être des personnes, aux interactions, à la culture… » Contrairement au premier confinement, les entreprises sont déjà fragilisées, souligne Éric Giraudier qui s’inquiète d’une fracture économique qui s’accompagnerait d’une fracture sociale. « Dans le Gard, un tiers de l’économie est concernée par les fermetures. Cette décision arrive alors que les entreprises sont exsangues et à une période qui, d’ici une quinzaine de jours, sera clé en termes de chiffre d'affaires. Et on ne peut pas la décaler ni la rattraper. » Tandis que les commerces de proximité seront fermés, les consommateurs risquent de se reporter encore davantage sur la vente en ligne ce qui va créer une distorsion de concurrence, redoute-t-il. Par ailleurs, Éric Giraudier précise : « ce n’est pas dans les commerces de centre-ville et les restaurants que le virus se transmet mais lors d’événements privés et dans les transports en commun. » Enfin, le président de la CCI30 s’inquiète pour l’après et cible les discours anxiogènes. « Les chefs d’entreprises sont responsables, si la confiance n’est pas restaurée, il n’y aura pas de consommation. »

  • COMMERCES

« Nous nous y attendions, la seule inconnue c’était quand », Lionel Amat, trésorier de l’association de commerçants Cœur de Nîmes et patron de la brasserie Le Mogador (cinq salariés), à Nîmes
S’il juge le reconfinement inévitable, Lionel Amat n’en demeure pas moins inquiet. « Les commerces qui étaient déjà en difficulté sont condamnés. Au printemps 2021, beaucoup d’entreprises devraient fermer. » Et de citer les magasins de jouets et décorations réalisant environ 30 % de leur CA global en décembre. « En confinement, les gens vont faire leurs courses de Noël en ligne, sur Amazon notamment. » Ce « stop and go » continuera jusqu’à ce qu’un vaccin soit trouvé, souligne-t-il. « Nous sommes convaincus qu’il y aura un 3e confinement. » Pour ce patron de brasserie, la situation est très tendue : « Nous avons déjà fermé deux mois et demi et cet été notre chiffre d’affaires a baissé de 30 % (par rapport à l’année dernière, NDLR) car nous avions mis moins de tables en terrasse pour respecter les règles de distanciation physique. » D’autant plus qu’il craint de ne pas pouvoir rouvrir avant début janvier, plutôt que début décembre, estimant que les bars et restaurants sont assez stigmatisés par les directives gouvernementales.

La rédaction / redaction.montpellier@lalettrem.net - redaction.toulouse@lalettrem.net

Les réactions du côté des collectivités


« Nous formons un pack avec l’État et les chambres consulaires » - Carole Delga, présidente de la Région Occitanie
« Plus le confinement sera limité dans le temps, mieux nous arriverons à nous en relever socialement et économiquement. Cela doit être notre seule priorité aujourd'hui », commente la présidente de Région. « Ce nouveau confinement est un coup très dur pour les entreprises, les commerçants et leurs salariés », indique l'élue régionale avant de rappeler que sa collectivité « forme un pack avec l’État et les chambres consulaires ». La Région Occitanie a mis en place depuis avril dernier des mesures destinées à soutenir la trésorerie et les investissements des entreprises régionales.

« Un nouveau coup dur porté à l'économie », Jean-Luc Moudenc - maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole
« La décision de reconfinement général annoncée par le chef de l’État a le mérite de la clarté. L'évolution de l'épidémie ne laissait guère le choix aux autorités : il faut impérativement freiner l'évolution de l'épidémie pour préserver nos soignants et guérir nos malades », souligne l'élu toulousain avant d'évoquer l'impact économique de ce nouveau confinement : « Pour le monde économique, c’est un nouveau coup dur particulièrement grave et je tiens à apporter tout mon soutien aux entreprises, aux commerçants et à tous ceux qui craignent pour leur emploi. L’État et l’Europe doivent compenser à 100% les pertes occasionnées par cette crise, "quoi qu'il en coûte", comme l'a affirmé le Président. »


« La protection de la population doit être notre priorité absolue », Michaël Delafosse, maire de la Ville de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (3M)
« Cette deuxième vague s’apparente à une lame de fond, écrit l'édile sur sa page Facebook. Elle s’annonce, pour notre département, d’ores et déjà plus mortelle que la première. » À l'agenda du président de 3M ce jour, un point avec « les commerçants qui doivent impérativement être accompagnés au regard des nouvelles restrictions. J’assure également de ma mobilisation pleine et entière le monde culturel, sportif et associatif : comme je m’y attache depuis le début de mon mandat, ses acteurs seront, avec toutes les ressources à ma disposition, épaulés. »


« Tsunami social et casse économique », Georges Méric, président du conseil départemental de la Haute-Garonne
« La priorité absolue est de protéger la santé du plus grand nombre avec des mesures fortes et sans ambiguïtés face à l’évolution alarmante de l’épidémie. » L’élu regrette cependant les « tergiversations du gouvernement ces dernières semaines et les décisions prises au compte-goutte, qui nous ont fait perdre un temps précieux contre la maladie ». Georges Méric s’attend par ailleurs à « un tsunami social et à la casse économique » du pays et du territoire de la Haute-Garonne. « Les fonds exceptionnels de soutien aux personnes ayant subi des pertes de revenus, aux mondes associatif, culturel et touristique, instaurés par le Département au début de la crise sanitaire, sont prorogés jusqu’à nouvel ordre pour soutenir les acteurs du territoire dans cette période très difficile », indique également de président du Département.

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