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Haute-Garonne
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Transports - Logistique
| 10/12/2020

Pourquoi Hyperloop TT signe avec Hitachi Rail et reçoit du renfort d'Altran

Alors que certains de ses concurrents ont débuté leurs phases de test avec des passagers, la start-up californienne Hyperloop TT, qui développe une capsule de transport à grande vitesse par lévitation magnétique, n'a toujours pas franchi cette étape stratégique, contrairement à ce qu'elle avait prévu. La société, dont le centre de R&D et la piste d’essai de 320 mètres implantés au sein de l’ancienne base militaire de Francazal, à Toulouse, sont justement dédiés à cette phase de test en conditions réelles, serait-elle en train de prendre du retard ? D'ordinaire particulièrement discrète, elle fait en tout cas parler d'elle en signant coup sur coup deux accords stratégiques, quelques jours seulement après les essais très médiatisés de ses compétiteurs.

100 ingénieurs d'Altran en renfort
Le premier contrat, signé avec Hitachi Rail, porte sur la mise à disposition par ce spécialiste des solutions ferroviaires de technologies de gestion du trafic. L'autre accord a été noué avec la société Altran (groupe Capgemini). Cette dernière s'engage, via son Centre mondial d'ingéniérie basé à Toulouse, qui sera pleinement opérationnel au 1er janvier 2021, à apporter «
l’ensemble des compétences techniques dont a besoin Hyperloop TT, que ce soit en matière d’ingénierie mécanique et physique, d’architecture systèmes, de développement logiciel ou encore de performance ». Altran va par ailleurs impliquer des « compétences transverses » afin « de garantir et d’accélérer l’avancement du projet ». William Rosé, DG adjoint d'Altran, vante ainsi les capacités de sa société à « mettre au service d’Hyperloop TT les compétences d’ingénierie de pointe nécessaires à un programme aussi ambitieux ». Au total, une centaine d'ingénieurs toulousains, principalement issus d'un secteur aéronautique actuellement confronté à une crise historique, devrait être mobilisée. Des renforts particulièrement bienvenus pour Hyperloop TT, qui pourrait bien être amenée à revoir sa stratégie, comme le suggèrent nos confrères de l'AFP : « La construction d'une piste de 1 km (à Toulouse, NDLR) a pris du retard à cause de la dépollution du site et de la pandémie de coronavirus, et Hyperloop Transportation Technologies pourrait passer directement à une piste de 5 km. » La course au train du futur est loin d'être terminée.

> À lire également : Bibop Gresta : « Grâce à Hyperloop, Toulouse est devenu le centre du monde »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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