Porté par le label Numérique responsable, Isia se mue en cabinet de conseil auprès de Nexity et Pôle emploi
Depuis l'obtention en septembre dernier du label national Numérique responsable, le développeur de solutions digitales peu énergivores Isia (120 salariés, Saint-Mathieu-de-Tréviers) voit arriver de nouveaux clients. Présente à Paris, Saint-Priest (Rhône) et Saint-Herblain (Loire-Atlantique), la PME va en effet conseiller les directions de systèmes d'information (DSI) de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer) et de Nexity afin de « définir une stratégie de numérique responsable pour déployer des pratiques responsables et des services les plus inclusifs possibles », illustre Fabienne Amadori, co-présidente.
Nouveau positionnement
Au rayon acteurs publics, Isia va également accompagner Pôle emploi. Un marché public à 2 M€, remporté au nez et à la barbe de mastodontes comme Capgemini ou Atos. « Les grands comptes préfèrent un pure player dont la fibre est le numérique responsable à un gros qui commence à se convertir », se félicite Jean-François Caplat, co-président. La mission d'Isia, en tant que co-traitant avec le cabinet de conseil Goodwill management, illustre son nouveau positionnement : du conseil et du développement. « Concrètement, il s'agira de former les DSI de Pôle emploi et, si besoin, d'éco-concevoir, de développer un nouveau site Web par exemple », explique le dirigeant. En tant que première entreprise labellisée Numérique responsable, Isia compte aussi se muer en cabinet de conseil pour accompagner des entreprises de services du numérique (ESN) et d'autres structures intéressées par ce label imaginé par l'association rochelaise Institut du numérique responsable (INR) et le créateur de labels parisien Agence Lucie, en partenariat avec le ministère de la Transition écologique.
« Une croissance de 15 à 20 % » en 2021
Avec ce nouveau statut, Isia connaît également une hausse des collaborations avec « des pointures du domaine, ce qui permet de faire monter en compétences des collaborateurs », souligne Fabienne Amadori. L'entreprise table sur « une croissance de 15 à 20 % » en 2021 contre une moyenne de moins de 5 % sur les cinq dernières années, annonce Jean-François Caplat. Quid de l'effet Covid ? « Nous avons vendu moins de prestations que prévu, des projets ont été décalés de trois à quatre mois, mais avec l'activité partielle et le réajustement des dépenses, en reportant des investissements liés à l’aménagement des locaux et passant nos événements en version digital, nous terminons sur un résultat positif », commente Fabienne Amadori. Le chiffre d'affaires 2020 s'élève à 10 M€, contre 9,4 M€ en 2019.










