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| 22/03/2023

Plastic@Sea lève 640 k€ pour réduire l’impact des plastiques sur l’environnement

© Unsplash

La jeune entreprise innovante Plastic@Sea, issue de l’incubateur de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer, lève 640 k€ afin d’accélérer ses actions dans la lutte contre la pollution plastique. « Notre objectif est d’accompagner les industriels à trouver la meilleure alternative au plastique en fonction des produits qu’ils doivent fabriquer, explique Anne-Leila Meistertzheim, PDG. Il n’y a pas du plastique mais des plastiques, avec des caractéristiques différentes. Certains sont biodégradables en mer et donc sans effet sur ceux qui vont les ingérer. » Plastic@Sea conçoit des prototypes en matière plastique et teste leur biodégradabilité et leur toxicité « jusqu’à 100 jours afin d’atteindre le stade de microplastique ».

Recrutement et croissance externe

Réalisée auprès de BNP Paribas Développement, Bpifrance et un business angel, cette levée doit permettre à Plastic@Sea, qui compte 18 salariés issus de la recherche, de « recruter de nouveaux collaborateurs, notamment commerciaux », indique la dirigeante. Plastic@Sea souhaite s'adresser aux grandes entreprises de cosmétique notamment, de packaging, « mais aussi des chaînes d’hôtels ». Une business developper vient d’être embauchée pour le marché asiatique – « gros consommateur de plastique » – et un autre recrutement est en cours pour le marché américain. La jeune entreprise collabore déjà avec le fabricant de briquets Bic, qui souhaite lutter contre la pollution générée par ses produits.
Le meilleur moyen de lutter contre la pollution plastique reste d’en réduire la production, insiste la dirigeante. Si cela n’est pas possible, « il vaut mieux réutiliser, et à défaut fabriquer du plastique biodégradable. Le recyclage doit être la dernière option car il suppose d'une part la réintroduction de 20 % de matière plastique vierge, et d’autre part, le fait de broyer mécaniquement génère parfois des nanoparticules pires que le produit de départ. » Anne-Leila Meistertzheim envisage une opération de croissance externe « dans les zones Atlantique ou Méditerranée » d'ici à deux ans.

Nelly Barbé / barbe@lalettrem.net
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