Le projet d'avion régional "vert" d'Aura Aero décolle
L’avionneur haut-garonnais Aura Aero franchit « deux jalons majeurs » dans le cadre du développement d’Era, son futur avion régional hybride-électrique de 19 places, annonce-t-il le 17 avril à l’occasion du salon Aero Friedrichshafen. D’une part, après avoir validé les différents choix architecturaux des matériaux et systèmes qui seront utilisés, la société présidée par Jérémy Caussade lance les premiers appels d’offres en vue de sélectionner ses fournisseurs. D’autre part, dans l'optique de l’obtention de la certification d’Era par les autorités européennes et américaines, la société de 250 salariés signe avec l’EASA (Agence européenne de la sécurité aérienne) un contrat de PAC (Pre-application services contract).
Objectif ? Bénéficier de « conseils techniques tout en aidant l’Autorité à préparer les éléments génériques qui permettront de poser les bases de la future certification formelle de l’appareil », indique l’entreprise. De son côté, Luc Tytgat, haut représentant auprès du directeur exécutif de l’EASA, indique qu’Aura Aero est « la première société à coopérer avec l'EASA dans le domaine des avions électriques régionaux » et se dit « convaincu » que les leçons tirées de ce contrat de PAC contribueront à « la décarbonation du transport aérien » et à « l’emploi futur de technologies vertes dans l’aviation ».
Era, dont l’entrée en service est prévue en 2030, a d’ores et déjà fait l’objet de 500 précommandes.
Vers une levée record
La société haut-garonnaise, qui a déjà levé 62 M€ depuis sa création en 2018 et développe également trois avions biplaces – l’Integral R pour la voltige, à train classique, l’Integral S pour la formation des pilotes et le voyage aérien, à train tricycle, et l’Integral E, version tout électrique également déclinée en version remorqueur pour planeur –, prépare « une levée de fonds très importante, de bien plus de 100 M€ », indiquait fin février Jérémy Caussade à La Lettre M. En parallèle, la société poursuit la mise au point de son projet d’usine : elle envisage d'implanter d’ici à 2027 à Toulouse Francazal un campus industriel de 40 000 m2, fruit d'un investissement de 150 M€.











