Kinéis franchit une étape stratégique avec le support de l'écosystème spatial toulousain
C'est un moment clé dans le développement de la future constellation Kinéis, conçue sur mesure pour l'internet des objets (IoT), dont les 25 nanosatellites doivent être placés en orbite à partir de 2023. Les essais de ses trois antennes déployables, positionnées « sur une seule face du satellite plus petite qu'une feuille A4 », comme l'indique la société basée à Ramonville-Saint-Agne, viennent de s'achever avec succès au Cnes. « Nous avons fait le choix de développer un IoT bi-directionnel dans la continuité améliorée du système Argos, c’est-à-dire que les objets connectés au sol transmettent des données et peuvent également recevoir des commandes transmises par les utilisateurs via le satellite, le tout pour une consommation d’énergie minimale », explique Michel Sarthou, directeur technique de Kinéis, qui précise que l'antenne principale reçoit par ailleurs « les commandes nécessaires au contrôle du satellite, ce qui permet d’économiser un équipement à bord ».
Une coopération toulousaine
Son mécanisme a été développé pour Kinéis sur la base de travaux de recherche menés par le Cnes et par Comat (100 salariés, CA 2020 : 8 M€), équipementier spatial basé à Flourens (31). En complément, les nanosatellites embarqueront également une antenne en bande S développée par la société britannique Cobham, dédiée à la redescente de données vers les stations au sol, et une antenne en bande VHF, mise au point par Thales Alenia Space (7 700 salariés dont 2 650 à Toulouse, CA 2020 : 1,85 Md€) en vue d'observer le trafic maritime. Le test de ces trois antennes a été réalisé avec le support de la société toulousaine Hemeria (240 salariés, CA : 35 M€), qui construit les nanosatellites pour Kinéis. « La réussite de ces essais valide l’architecture audacieuse retenue », estime Rémi Fragnier, ingénieur antennes au Cnes, qui vante « la prouesse technologique d’une antenne qui offre toutes les performances des antennes Argos dans un volume réduit grâce à son système de déploiement inédit ». De son côté, Ludovic Daudois, DG de Comat, voit dans ce premier succès l'occasion de s'affirmer comme « équipementier de référence dans le NewSpace ».
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