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Immobilier
| 28/02/2024

Impacté par la crise, Capifrance mise sur la reprise du marché

© Capifrance

La crise du secteur a logiquement affecté les résultats 2023 de Capifrance, premier réseau de conseillers immobiliers indépendants créé en 2002 à Montpellier. Son directeur général, Philippe Buyens, fait le pari d’une reprise de l’activité cette année. Explications.

Filiale du pôle immobilier du groupe Digit RE*, le réseau Capifrance a vu son chiffre d’affaires 2023 reculer de 17 % pour s’établir à 100 M€. Un repli que relativise son directeur général, Philippe Buyens. « Globalement, nous avons plutôt bien résisté. La baisse moyenne des transactions a été en effet estimée à 22 % par les principales organisations professionnelles du secteur, souligne le dirigeant en évoquant l’impact de la hausse des taux sur le marché de l’immobilier. Les premiers signes de tension sont apparus à l’automne 2022. Et le pic de cette crise a été atteint au second semestre 2023. » 

11 000 transactions en 2023 

À la tête de 2 700 conseillers répartis en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-mer, Philippe Buyens a malgré tout bouclé près de 11 000 transactions l’an dernier (10 732) sur un marché largement grippé. « Ces difficultés se sont par ailleurs traduites par une baisse, modérée, des prix de vente. À titre d’exemple, le prix moyen des transactions réa- lisées par notre réseau a diminué de 3,1 % en un an pour atteindre 243 k€, tous types de biens confondus : neuf, ancien, appartement ou maison », observe-t-il. Autre constat : l’écart entre les prétentions des vendeurs et les capacités financières des acquéreurs. « Les propriétaires affichent des ambitions élevées en termes de prix de vente. De fait, compte tenu de la baisse du pouvoir d’achat des acheteurs et des difficultés d’accès au crédit, nous aurions pu espérer une baisse des prix plus significative », commente Philippe Buyens. 

Signaux positifs 

Concernant les perspectives 2024, le directeur général de Capifrance évoque tout d’abord une légère progression du nombre de biens mis à la vente, de l’ordre de 2 % en janvier et en février. « Cela n’était plus arrivé depuis trois ans, ce qui est plutôt encourageant dans ce contexte tendu. Autre élément positif : le fléchissement des taux d’intérêt. Cela va faciliter l’accès au crédit bancaire, dont la durée peut désormais atteindre trente ans, tout en diminuant l’apport personnel. Au quotidien, nous constatons une augmentation des demandes de renseignements d’acquéreurs potentiels, même si cela ne se traduit pas pour l’instant par une reprise significative de l’activité. Nous sommes en effet légèrement en dessous du rythme de transactions observé début 2023 », constate-t-il. Au-delà du marché traditionnel, Philippe Buyens fait par ailleurs état d’une hausse de l’activité viager, « de l’ordre de 13 % l’an dernier », et des transactions de locaux commerciaux. « Un segment qui représente 10 % de l’activité de notre réseau », note Philippe Buyens, qui observe également une bonne dynamique du marché de la location, « avec une très forte demande depuis l’an dernier ». Enfin, pour accroître sa visibilité et renforcer ses positions, Capifrance s’est lancé l’an dernier dans le sponsoring sportif en devenant « partenaire immobilier exclusif » de la Ligue de football professionnel (LFP). 
*L’actionnariat du groupe est détenu par la holding Artémis (famille Pinault) et le gestionnaire d’actifs LFPI. 

David Danielzik / danielzik@lalettrem.net
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