1 Md€ à injecter pour augmenter la part d’électricité issue des EnR en Occitanie
Enedis évoque le 8 octobre un investissement de 1 Md€ nécessaire en Occitanie afin de construire d’ici à 2033 les réseaux destinés au raccordement de 8 GW de puissance électrique renouvelable supplémentaires. Objectif : répondre aux besoins en électricité ainsi qu’à l’ambition politique de faire de l’Occitanie la première région de France à énergie positive d’ici à 2050. « 329 M€ seraient apportés par les gestionnaires du réseau, 716 M€ par les producteurs d’EnR avec une quote-part régionale de 82 k€ pour les porteurs de projet », précise Bastien Toulemonde, directeur régional d’Enedis Midi-Pyrénées Sud, à la veille du Forum des grands producteurs d’EnR d’Occitanie organisé le 9 octobre à La Cité, à Toulouse.
Disparités des sources d'énergie et des territoires
Ce forum, que l’entreprise souhaite pérenniser, rassemble 160 acteurs de la filière des EnR. L’Occitanie est en effet la 2e région de France en termes de développement des énergies renouvelables. 99 % de l’électricité produite est décarbonée, dont 78 % provient d’énergies renouvelables : 41 % d’hydraulique (contre 11 % au niveau national), 21 % de nucléaire, 19 % de photovoltaïque et 16 % d’éolien.
Dans certains départements comme l’Ariège, les Hautes-Pyrénées ou l’Aveyron, la production d’EnR est même plus importante que la consommation énergétique ; mais le gestionnaire de réseau doit composer avec des territoires hétérogènes. « Les capacités de production de chacun des territoires sont très variables, dépendantes des réalités géographiques et de la disponibilité d’une source d’énergie présente, ainsi que d’une acceptabilité sociale des différents modes de production. Il y a notamment un certain nombre de réticences concernant le développement de l’éolien terrestre », précise Bastien Toulemonde.
L’enjeu est donc de pouvoir raccorder toutes ces sources d’énergie au réseau de transport et de distribution alors que les besoins sont en augmentation, notamment dans la vallée du nord de la Garonne. Ces futurs investissements s’inscrivent dans le cadre du Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) et se traduisent notamment par le renforcement ou la construction de lignes électriques et la création ou la transformation de nouveaux postes sources, comme à Bérat, en Haute-Garonne, qui accueillera deux nouveaux transformateurs pour un coût de 2,8 M€.
1 000 emplois par an
Cette transition énergétique s'accompagne d’un fort potentiel de création d'emploi dans le secteur des réseaux électriques. Enedis envisage ainsi de proposer jusqu’à un millier d’emplois par an et a conclu des partenariats avec certains établissements scolaires qui proposent une coloration aux EnR dans les filières de formation aux métiers de l’énergie déjà existantes.











