En croissance, Nobrak envisage de se doter d'une nouvelle usine
La société Nobrak, spécialisée dans le textile technique dédié au composite, envisage de se doter – toujours dans le territoire montalbanais – d'une « usine de 1 000 à 2 000 m2 au sol dans les deux ans à venir », indique Aymeric Azran, président. Un projet qui permettrait à l'entreprise de dix salariés, cofondée en 2016 avec Bertrand Laine, d'accompagner sa croissance. « Nous prévoyons cinq recrutements cette année et dix autres l'an prochain, explique le dirigeant, qui a levé 300 k€ en janvier auprès de business angels. Nous avons réalisé 550 k€ de chiffre d'affaires en 2022, à 70 % à l'export, et visons 1 M€ cette année. » Nobrak n'exclut pas d'organiser un nouveau tour de table pour financer son développement.
Chaîne de valeur complète
« Le procédé que nous utilisons, nommé TFP (Tailored fiber placement, c'est-à-dire placement de fibres sur mesure, NDLR), permet de produire des préformes techniques utilisées dans le cadre de la fabrication composite sans perte de matières premières, détaille Aymeric Azran. Cela nous permet de diminuer les coûts et d'optimiser la masse des pièces réalisées. Nous avons fait le choix d'intégrer toute la chaîne de valeur : la conception – aux côtés de nos clients –, la préforme, la cuisson et – dans certains cas – l'assemblage. » L'entreprise, qui s'appuie sur un brevet, cible dans un premier temps le marché des sports et loisirs et du luxe (semelles pour baskets, selles, raquettes…), puis celui de l'automobile, et enfin, « à plus long terme », l'aéronautique et le spatial. Des ambitions qui s'appuieront sur une future usine capable d'accueillir « une production allant jusqu'à plusieurs centaines de milliers de pièces par an », anticipe le dirigeant.
Un projet à 400 k€ labellisé par France 2030
La société, lauréate de l'appel à projets spatial « Développement de mini et micro-lanceurs » du plan France 2030, a reçu le 6 mars la visite de Chantal Mauchet, préfète du Tarn-et-Garonne. Le projet de dix-huit mois labellisé par l’État porte sur la conception fonctionnelle d'une coiffe séparable pour micro-lanceurs. Il a bénéficié d'une aide publique de 182 k€, sur un total de 404 k€. « Sans cela, nous n'aurions pas pu lancer le programme, insiste Aymeric Azran. Aujourd'hui, les coiffes de fusée sont fabriquées dans des matériaux traditionnels. Nous pensons être capables d'apporter des solutions différentes, avec des tarifs plus bas adaptés au NewSpace et à la multiplication des lanceurs. Ce projet s'inscrit avant tout dans une logique d'évangélisation technologique. »











