Fil infos

Haute-Garonne
|
Aéronautique et spatial / Services
| 23/05/2024

BWI lève 2 M€ avant un nouveau tour de table de 100 M€

Jérémy Fain, DG de l'entreprise, lors du dernier Salon du Bourget
© Alexandre Léoty

La start-up toulousaine Blue Water Intelligence (BWI), qui fournit des données de disponibilité en eau des bassins fluviaux, boucle une levée de 2 M€. L’opération est portée par « des business angels et des family offices, auxquels s’est associé le management », indique à La Lettre M Jérémy Fain, DG de la société de 20 salariés, dont Hemeria Invest demeure actionnaire minoritaire (20 %). Ce tour de table, qui vise à financer le lancement de l’offre en aval de l’entreprise, pourrait être suivi d’une levée de « 100 M€ dans les deux ans, visant à accompagner notre stratégie en amont », explique le dirigeant, qui prévoit le déploiement d’une constellation de dix nanosatellites ainsi que le lancement de ballons d'étude hydrologique.

« L’organisation de ce futur grand tour de table est un travail au long cours, confirme Jérémy Fain. Nous collectons progressivement les lettres d’intérêt et l’opération pourrait aboutir dans les dix-huit mois à venir, très probablement en plusieurs phases. » Dans l’intervalle, BWI souhaite pouvoir déployer deux premiers nanosatellites démonstrateurs sur commande publique afin de « dérisquer le sujet pour les investisseurs privés », précise le dirigeant.

60 sources de données
« Savoir fournir, partout dans le monde, des prévisions hydrologiques fiables en s’appuyant sur une intelligence artificielle propriétaire et conquérir de nouveaux clients convaincus de la nécessité de disposer d’une meilleure connaissance de la ressource hydrique sont les deux axes stratégiques que nous nous sommes fixés »,  explique Jérémy Fain.
Fondée en 2022 au sein du groupe spatial toulousain Hemeria (400 salariés, CA 2023 : 67 M€), la jeune pousse indique exploiter plus de 60 sources de données, principalement spatiales, alimentant des modèles paramétrés par un moteur d’IA. Depuis sa création, « plusieurs contrats ont été signés », assure la start-up haut-garonnaise, « tant en France, avec par exemple des établissements publics territoriaux de bassins, des assureurs ou encore des producteurs d’hydroélectricité, qu’à l’international, par exemple auprès de la société publique de gestion du delta du fleuve Sénégal et d’une agence de l’eau d’un fleuve long de plus de mille kilomètres, le Godavari, qui traverse six régions indiennes ». BWI dispose également de bureaux à Paris et à Dacca (Bangladesh).

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie