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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 18/07/2023

Bmax veut implanter une usine à 20 M€ à Toulouse

© Bmax

Le toulousain Bmax, fournisseur de systèmes dédiés au travail des métaux, qui évolue dans les secteurs de l'aéronautique, du luxe et de l'industrie, projette d'implanter dans la Ville rose ou dans ses environs une unité de production de 10 000 m2« d'ici à fin 2024 », indique à La Lettre M Grégory Duret, président. Cette opération, qui mobiliserait un investissement de 20 M€, permettrait à l'entreprise de 45 salariés d'abriter l'ensemble de ses activités – jusque-là hébergées au sein de l'entité I-Cube Research et d'atteindre ses ambitieux objectifs. « Nous souhaitons compter localement 145 collaborateurs dans trois ans et projetons d'enregistrer 150 M€ de chiffre d'affaires dans cinq ans », indique le dirigeant.

« Pour passer de l'univers des start-up au monde industriel », l'entreprise entend s'appuyer sur des financements publics à la fois nationaux – elle participe à l'appel à projets « Première usine » de Bpifrance – et régionaux.

Des innovations « disruptives »
Filiale du groupe américain I-Pulse, la société Bmax a été fondée en 2012. Détentrice d'une cinquantaine de brevets, elle déploie plusieurs procédés industriels « disruptifs ». Deux d'entre eux sont liés à des opérations de formage à froid : le magnéto-formage, destiné à travailler des matériaux conducteurs comme le cuivre et l'aluminium, et l'électro-hydro-formage, qui cible des matériaux moins conducteurs comme les bases titane ou nickel. « Ces deux procédés, qui permettent d'exercer des vitesses de formage allant de 100 à 500 mètres par seconde, ne génèrent pas de retour élastique ; car la matière se comporte comme un liquide et épouse naturellement les formes de la matrice avec des niveaux de tolérances du centième », explique Grégory Duret. Autres innovations portées par l'entreprise toulousaine : l'assemblage de bi-matériaux en soudage à froid – sans fusion – et le sertissage de câbles de grandes dimensions.

Trois grands marchés
Pour le secteur aéronautique, la société cible la fabrication de pièces de structure (type cadre complexe) et moteur (type chambre de combustion). Dans le champ du luxe, elle produit notamment des capuchons de flacon de parfum et des éléments de tube de rouge à lèvres. Enfin, dans le domaine de l'industrie, en particulier dans l'automobile, elle déploie un modèle commercial différent puisqu'elle livre directement ses machines très haut de gamme aux équipementiers, et ce partout dans le monde. « Nous souhaitons que ces trois marchés soient à terme équilibrés en volume d'activité », indique le dirigeant.

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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